Emballages et origine des produits : comment s'y retrouver en magasin?

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VIDÉO - Selon l'UFC-Que Choisir, un produit transformé sur deux n'indique pas l'origine de la viande. Décrypter les origines, contrôler des emballages, privilégier certaines marques… Le Figaro fait le point sur les bons gestes à adopter en faisant ses courses.

Surveiller les mentions d'origine, contrôler les emballages, privilégier certaines marques plutôt que d'autres… Il y a des gestes connus et faciles à adopter, et d'autres un peu moins évidents, qui peuvent pourtant améliorer concrètement l'alimentation au quotidien. Dans son livre intitulé Vous êtes fous d'avaler ça!, Christophe Brusset, un ancien responsable de l'industrie agroalimentaire, entend dénoncer les fraudes et ce qui se cache vraiment derrière notre alimentation. Il consacre un chapitre aux bons gestes à adopter dans les rayons, intitulé «Petit guide de survie en magasin».

● Contrôler la liste des ingrédients

Dans les listes d'ingrédients figurent parfois des mots compliqués, parmi eux, des ingrédients nocifs pour la santé qu'il convient d'éviter. Les huiles hydrogénées par exemple: elles sont très présentes dans les viennoiseries, les quiches ou les biscuits. Elles sont utilisées comme conservateur et agent de texture et contiennent des acides gras, très mauvais pour l'organisme. Les colorants chimiques portent parfois la mention «peut avoir des effets indésirables sur l'activité et l'attention des enfants», ainsi, il est possible de voir directement quel produit est potentiellement dangereux. L'aluminium, qui peut être utilisé comme un colorant est neurotoxique et donc à éviter à tout prix. À bannir également, les conservateurs chimiques.

● Éviter les poudres et les purées

Le professionnel de l'agroalimentaire conseille de préférer les produits entiers à ceux transformés en poudre. «Acheter votre poivre en grain plutôt qu'en poudre, ou des pommes de terre entières plutôt qu'en compotes» écrit-il. Selon lui, «les épices de mauvaise qualité, (…) sont réduites en poudre, comme les fruits véreux sont transformés en coulis, les légumes moisis en purées…».

● Contrôler les dates limites

Un geste qui paraît simple. Pourtant, sont souvent confondues la DLC (Date Limite de Consommation) et la DLUO (Date Limite d'Utilisation Optimale). Christophe Brusset rappelle que les industriels sont souvent «sous pression de la grande distribution et soumis à une concurrence féroce», et sont donc poussés à allonger les dates limites de consommation. Pour cet industriel, il vaut mieux ne pas acheter des produits avec des dates trop proches des DLC et DLUO. Il conseille de se limiter aux deux tiers de la durée de vie du produit.

● Se méfier des labels

«Produit de l'année», «Origine Provence», «Certifié bio»… Il existe des centaines de labels. Certains ne sont pas officiels, mais sont seulement des «produits marketing», précise Christophe Brusset. Par exemple, le label «AB», (Agriculture Biologique), pour les produits bios est la meilleure garantie. Attention aussi au label «équitable», qui ne veulent pas nécessairement dire «issu du commerce équitable».

● Les trois «règles d'or» pour bien faire ses courses

Joint par Le Figaro, Christophe Brusset donne ses trois règles d'or pour bien faire ses courses et améliorer son alimentation. Il conseille de privilégier les origines qualitatives, en «fuyant les produits chinois». Ensuite, il recommande d'éviter les premiers prix. «La qualité a un prix et les produits les moins chers sont les plus fraudés», explique-t-il. Enfin, il incite à choisir les produits dont la liste d'ingrédients est la plus courte et comporte le moins d'additifs.

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