Élections européennes : la schizophrénie du PS

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Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis.
Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis.

L'UMP n'est pas le seul parti à afficher d'importantes divergences sur la position à adopter vis-à-vis de l'Union européenne. Si le mouvement est divisé entre partisans d'une Europe renforcée sur le plan institutionnel et ceux qui, comme Laurent Wauquiez ou Henri Guaino ainsi qu'une quarantaine de parlementaires UMP, affichent une posture plus souverainiste, les divisions affichées au PS, et à gauche en général, résident plus dans une incapacité à s'accorder sur la ligne économique et budgétaire proposée pour l'Union. Résultat : les électeurs des deux partis ne voteront pas pour un programme clair, mais pour un agrégat de visions antagonistes, portées par des hommes et des femmes qui peinent à dépasser leurs désaccords. Exposé sur Choisir notre Europe, la plateforme des élections européennes mise en place par le PS, ainsi que dans le manifeste du PSE pour une nouvelle Europe, le positionnement du parti est clairement contre l'austérité. À ce titre, certaines figures de la majorité s'étonnent de la schizophrénie du gouvernement qui vient de faire voter un plan d'économies de 50 milliards d'euros de réduction des dépenses publiques pour respecter les 3 % de déficit imposés par Bruxelles. "Si on est contre les 3 % en Europe, il faut être contre en France. Il faut sortir de cette contradiction et vite. On ne peut pas prôner chez soi ce qu'on réfute à l'extérieur", s'insurge Pouria Amirshahi, député socialiste des Français de...

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