El Khomri valide le licenciement d'un délégué CGT d'Air France

le , mis à jour à 17:24
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LE LICENCIEMENT D'UN DÉLÉGUÉ CGT D'AIR FRANCE DANS L'AFFAIRE "DES CHEMISES ARRACHÉES" CONFIRMÉ
LE LICENCIEMENT D'UN DÉLÉGUÉ CGT D'AIR FRANCE DANS L'AFFAIRE "DES CHEMISES ARRACHÉES" CONFIRMÉ

PARIS (Reuters) - Myriam El Khomri a validé le licenciement d'un délégué CGT d'Air France poursuivi dans l'affaire dite "des chemises arrachées" lors d'un comité central d'entreprise en octobre 2015, a annoncé le ministère du Travail lundi.

"A l’issue d’une analyse longue et minutieuse des faits survenus le 5 octobre 2015 en marge du comité central d’entreprise du groupe Air France, et sur la base des éléments portés au dossier, il ressort que la faute reprochée est d'une gravité suffisante pour justifier le licenciement du salarié protégé", peut-on lire dans un communiqué.

"Cette décision est cohérente avec le licenciement des quatre autres salariés impliqués dans le même dossier, qui ne bénéficient d’aucun mandat syndical et dont le cas n’est donc pas soumis à l’autorisation de l’inspection du travail", ajoute le ministère.

Le salarié concerné conserve la possibilité de former un recours de la décision de la Direction générale du travail devant le  tribunal administratif, précise-t-il.

"C'est une décision qui va à l'encontre de celle prise par l'inspection du travail", a dit à Reuters le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez.

"J'y vois une décision politique et revancharde de la part du gouvernement par rapport au mouvement social à Air France et au mouvement social que nous menons", a-t-il ajouté, précisant que le syndicat allait étudier les recours possibles.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat de la part d'Air France.

Le 5 octobre 2015, le directeur des ressources humaines d'Air France, Xavier Broseta, et un responsable de l'activité long-courrier, Pierre Plissonnier, avaient été pris à partie par des salariés furieux après l'annonce de 2.900 suppressions de postes.

Les images montrant ces dirigeants fuyant les manifestants, chemise arrachée et costume déchiré, ont fait le tour du monde. D'autres cadres avaient été molestés et des vigiles blessés.

Le procès des salariés d'Air France poursuivis dans cette affaire a été renvoyé aux 27 et 28 septembre.

(Marine Pennetier, avec Cyril Altmeyer, édité par Yann Le Guernigou)

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  • msoulie3 le lundi 8 aout 2016 à 19:31

    y;rock........ mais tout n'est pas permis, cela, tu le comprends. Les citoyens en ont assez de la "dictature"de la CGT.FINI.....

  • schrett le lundi 8 aout 2016 à 18:32

    Poudre aux yeux! Le reclassement du licencié se fera en douce dans une administration ou une entreprise d'état. Cela n'est que comédie avec l'aboyeur indigné Martinez et la dame de fer El Khomri qui font des cabrioles, tels les personnages de la commedia dell' arte, pour amuser la galerie.

  • jfvl le lundi 8 aout 2016 à 17:53

    Elle est politiquement plus courageuse que le glan chef .

  • dhote le lundi 8 aout 2016 à 17:40

    Bravo Madame cette décision vous honore.

  • pchablat le lundi 8 aout 2016 à 17:40

    pour une fois qu'un gouvernement ose, bravo

  • aerosp le lundi 8 aout 2016 à 17:32

    C'est vals qui commande, el machin n'est rien

  • y.tiruz le lundi 8 aout 2016 à 16:58

    je vote à gauche depuis 45 ans , mais ce fut la dernière fois !!!