Egyptair : comment le BEA va réparer les boîtes noires

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Des ingénieurs du Bureau enquêtes analyses (BEA) vident l'eau d'un enregistreur de vol. 
Des ingénieurs du Bureau enquêtes analyses (BEA) vident l'eau d'un enregistreur de vol. 

Prenez une clé USB. Piétinez-la. Laissez-la un mois dans de l'eau salée avec la pression correspondant à 3 000 mètres de profondeur. C'est sensiblement dans cet état qu'ont été récupérées au fond de la Méditerranée les mémoires informatiques des deux enregistreurs de vol de l'A320 d'Egyptair crashé le 19 mai au large d'Alexandrie. Les cartes mémoire des boîtes noires contiennent, les unes les conversations et les bruits enregistrés par le CVR (cockpit voice recorder), les autres les données du vol, près d'un millier de paramètres, rassemblés par le DFR (data flight recorder). Des composants informatiques ont remplacé les bandes magnétiques des générations précédentes. Et au début de l'aviation, des films photographiques sur lesquels s'affichaient quelques paramètres avaient donné le nom de boîtes noires aux enregistreurs.

Les enquêteurs du crash du vol Egyptair MS804 sont néanmoins dans le noir. Examinées au Caire par les services techniques de l'aviation égyptienne, les mémoires sont illisibles en l'état, même après un premier long séchage, lentement en étuve car tout choc thermique pourrait être fatal. La commission d'enquête a donc décidé de se rendre en France lundi pour y faire réparer les mémoires par le bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) pour la sécurité de l'aviation civile au Bourget. C'est un des rares organismes dans le monde capable d'intervenir sur les enregistreurs de vol quand ceux-ci ne...

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