Éducation nationale : une vague de violence aux causes anciennes

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Des établissements et leurs abords situés dans des zones sensibles ont été le théâtre de faits violents ces dernières semaines (photo d'illustration).
Des établissements et leurs abords situés dans des zones sensibles ont été le théâtre de faits violents ces dernières semaines (photo d'illustration).

Un enseignant a encore été agressé dans sa classe ce mercredi à Strasbourg, le dernier épisode d'une série d'incidents plus ou moins graves. Point culminant, lundi : une scène d'émeute s'est déroulée devant un lycée à Tremblay-en-France, la proviseure de l'établissement a été blessée, l'établissement a été la cible de cocktails molotov. Une violence inédite ? Sebastian Roché, politologue, spécialiste de la délinquance et de la sécurité, publie la semaine prochaine De la police en démocratie. Il répond au Point.Le Point : Comment comprendre cette multiplication d'actions très violentes autour des écoles, dans une salle de classe et aux abords d'une sortie scolaire ?

Sebastian Roché : Dans cette série, statistiquement encore petite, je vois avant tout un schéma ancien. Ces établissements sont tous situés dans des zones sensibles avec des tensions structurelles qu'on connaît depuis plus de trente ans. Ces violences nouvelles révèlent des tensions classiques, malheureusement anciennes.

Mais tout de même. Un instituteur, comme celui d'Argenteuil, réprimande un enfant lors d'un trajet scolaire. Il se fait apostropher et aurait répondu avoir le droit de gronder l'élève puisqu'il est son maître. Ses agresseurs auraient répliqué n'avoir pour maître qu'Allah et l'auraient pris à partie. Si ce scénario se confirme,...

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