Éducation : la bataille des « 60 000 » fait rage

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Vue d'une cour de collège. Photo d'illustration.
Vue d'une cour de collège. Photo d'illustration.

Ç'avait été l'une des seules propositions chiffrées du candidat Hollande. Ç'avait été aussi, dès 2011, une source d'ennuis considérable. 60 000 postes de plus dans l'éducation d'ici 2017 ? Comment, avec quel financement ? À mi-mandat, et en pleine rentrée, la guerre des chiffres reprend. Dimanche, le fondateur du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon accusait la ministre de l'Éducation nationale de « mensonge », d' « enfumage » : « 4 000 » postes à peine ont été créés, les autres « étant des stagiaires qui (...) ne passent qu'un tiers de leur temps devant les élèves ».

Réplique de Najat Vallaud-Belkacem lundi, sur l'antenne de France Inter : la moitié des postes promis a bien été créée, les stagiaires sont des apprentis enseignants, qui ont vocation à être titularisés au terme de leur année de formation. Mardi, jour de rentrée scolaire, François Hollande enfonce le clou : « Depuis 2012, plus de 35 200 postes supplémentaires ont été créés, il y en aura bien 60 000 de plus à la fin 2017. »

Qu'en est-il ? Notons, d'abord, que sur les « 60 000 » postes annoncés, seuls 54 000 reviennent à l'Éducation nationale, les autres étant dévolus à l'Enseignement supérieur et aux lycées agricoles. Sur ces 54 000, 48 000 sont des postes de professeur, les 6 000 autres étant ceux de personnels non enseignants (CPE, principaux, etc.). Le ministère affiche à la rentrée des chiffres prometteurs : 31 600 postes déjà...

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