Edgar Morin : "En Syrie, l'urgent, c'est le cessez-le-feu"

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Edgar Morin, philosophe, historien, sociologue et directeur de recherche émérite au CNRS, est l'invité d?Audrey Crespo-Mara sur LCI.
Edgar Morin, philosophe, historien, sociologue et directeur de recherche émérite au CNRS, est l'invité d?Audrey Crespo-Mara sur LCI.

Edgar Morin, philosophe, historien, sociologue et directeur de recherche émérite au CNRS, est l'invité d'Audrey Crespo-Mara sur LCI, à l'occasion de la parution de son livre Penser global, l'humain et son univers (Robert Laffont).

Audrey Crespo-Mara : Vous, qui avez été un résistant de la Seconde

Guerre mondiale, parlez dans votre livre du "retour des barbares". Les barbares, en 2015, ont le visage des islamistes. À l'ONU, le monde tente de se mettre d'accord sur une coalition anti-islamiste en Syrie. Mais avec ou sans Bachar el-Assad ? Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, entre août 2014 et août 2015, 80 % des victimes ont été tuées par les forces d'Assad, contre seulement 10 % par Daesh.

Edgar Morin : Le préliminaire, l'urgent, c'est le cessez-le-feu. Parce qu'il faut arrêter le massacre sur place, ce qui permettra aux réfugiés d'espérer rentrer chez eux. Le sort de Bachar el-Assad, à mon avis, est subordonné au cessez-le-feu. Le problème est que la Russie, qui a un intérêt stratégique en Syrie, veut maintenir l'unité du pays et pense que cela passe par le maintien de Bachar au pouvoir. Moi, je pense qu'on peut contourner ce problème en pensant à ceci : il faut une grande confédération de toutes les religions et de toutes les cultures au Moyen-Orient pour la paix, qui serait garantie par l'ONU. Le sort de Bachar el-Assad...

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