Echec des négociations salariales dans le transport

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ECHEC DES NÉGOCIATIONS SALARIALES DANS LE TRANSPORT
ECHEC DES NÉGOCIATIONS SALARIALES DANS LE TRANSPORT

PARIS (Reuters) - Les négociations salariales dans le secteur du transport de marchandises (TRM) se sont conclues mardi sur un échec, les syndicats et les entreprises n'étant pas parvenus à rapprocher leurs positions, ont annoncé les deux parties.

La réunion s'était ouverte mardi sous la pression des routiers qui mènent une grève reconductible depuis dimanche et dont les représentants syndicaux réclament une revalorisation salariale de 5% et d'autres avantages, dont un 13e mois.

Le patronat, de son côté, a présenté des propositions améliorées par rapport à décembre mais ne voulait pas aller au-delà de 1% à 2% selon les échelons de salaire, invoquant les difficultés des transporteurs, le contexte de faible croissance et la concurrence des transporteurs venus d'Europe de l'Est.

Les revendications des syndicats, "comme il a été indiqué par toutes les organisations patronales, sont incompatibles avec les réalités économiques des entreprises du TRM", disent les organisations patronales FNTR, Unostra et TLF dans un communiqué.

"Aucun secteur économique en France n'est d'ailleurs en capacité, dans la situation de crise actuelle, d'accorder une revalorisation à cette hauteur. FNTR, TLF et UNOSTRA déplorent l'absence de constat partagé sur la situation économique du secteur."

REPRISE DES BLOCAGES ?

La précédente négociation annuelle obligatoire (NAO), il y a un mois et demi, avait déjà échoué

"L'intersyndicale va se réunir pour savoir quelle suite donner à l'échec des négociations", a déclaré Patrice Clos de Force ouvrière, qui n'a pas exclu une reprise de la mobilisation des routiers ou une nouvelle date en vue de la reprise des discussions.

Pour peser sur les discussions, l'intersyndicale CGT, FO, CFTC et CFE-CGC a multiplié lundi les barrages filtrants et les blocages de sites industriels, de dépôts pétroliers et de centrales d'achat, avant d'interrompre les actions en fin de journée.

Mais dès mardi matin, de nouveaux barrages avaient été dressés en Ile-et-Vilaine, dans le Calvados, dans le Pas-de-Calais, en Gironde, et dans les Bouches-de-Rhône, selon le Centre national d'informations routières.

Après la zone d'activité de Cestas au sud de Bordeaux lundi, une cinquantaine de routiers avaient bloqué mardi matin les accès et les sorties des poids lourds de l'importante zone de fret de Bruges.

Jérôme Juge, de FO transports Gironde, avait alors dit à Reuters que le blocage durerait durant toute la première journée de négociation. "Si les discussions n'avancent pas, nous multiplieront alors les points de blocage si nécessaire", ajoutait-il.

Dans les Bouches-du-Rhône, d'autres routiers ont bloqué l'accès à la raffinerie Total de La Mède, interdisant la sortie des camions citernes du dépôt pétrolier. Des grévistes ont également installé un barrage filtrant aux abords de la gare TGV d'Aix-en-Provence.

Dans le Pas-de-Calais, des routiers ont bloqué les bretelles d'accès à la plate forme multimodale (transports routier, ferroviaire et fluvial) de Dourges, près d'Hénin-Beaumont.

(Gérard Bon et Grégory Blachier, avec Claude Canellas à Bordeaux et Jean-François Rosnoblet à Marseille, édité par Yves Clarisse)

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