Droite et centre divisés sur le vote d'une censure de gauche

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DROITE ET CENTRE DIVISÉS SUR LE VOTE D'UNE ÉVENTUELLE MOTION DE CENSURE DE GAUCHE
DROITE ET CENTRE DIVISÉS SUR LE VOTE D'UNE ÉVENTUELLE MOTION DE CENSURE DE GAUCHE

PARIS (Reuters) - Les groupes Les Républicains (LR) et UDI (centriste) de l'Assemblée sont divisés sur l'opportunité de voter une motion de censure du gouvernement que pourrait déposer la "gauche de la gauche" pour faire barrage à la réforme du Code du travail.

Alors que le refus de la voter était quasi unanime il y a quelques jours, les positions ont évolué chez certains députés.

Le député LR Eric Ciotti a annoncé mercredi sur Sud radio et Public Sénat qu'il était prêt à voter le texte que les "frondeurs" espèrent être en mesure de déposer en juillet, lors de la deuxième lecture de ce texte controversé à l'Assemblée, en cas de nouveau passage en force grâce à l'article 49-3 de la Constitution qui permet une adoption sans vote.

"Le gouvernement est impuissant, il ne pourra plus rien faire jusqu'à la fin du quinquennat", a-t-il dit. "Donc, s'il y a une motion de censure, je la voterai", a-t-il déclaré.

Des propos partagés par Guillaume Larrivé, un de ses collègues lui aussi proche de Nicolas Sarkozy, et par Nathalie Kosciusko-Morizet, députée LR et candidate à la primaire à droite pour l'élection présidentielle.

Mais d'autres députés LR y sont opposés.

L'ancien ministre Benoist Apparu n'entend pas partager un "texte de l'extrême gauche" et "ajouter à la crise économique, sociale une crise politique de première ampleur".

"Donc, soyons raisonnables, restons responsables, le gouvernement est légitime à aller au bout de son mandat. Il y a une élection en 2017, respectons les échéances", a conclu le lieutenant d'Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite pour l'élection présidentielle.

Selon un autre proche d'Alain Juppé, le vote d'une censure suivi d'une dissolution permettrait à Nicolas Sarkozy de "torpiller" la primaire à droite et "d'empocher la mise".

Le groupe UDI semble lui aussi divisé. Son président, Philippe Vigier, semblait la semaine dernière plutôt hostile à un vote favorable mais le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, s'est dit ouvert mardi sur Europe 1.

"A moins qu'elle soit totalement déraisonnable dans son texte, nous la voterons car la loi El Khomri qui a totalement dérapé, qui ne ressemble plus à rien, doit être retirée."

Surpris par ces ralliements, les députés socialistes "frondeurs" sont restés évasifs mercredi.

"La balle n'est plus au Parlement pendant quelque temps. Le sujet est dans la rue, le sujet est dans la discussion que le pouvoir acceptera ou pas d'engager avec les syndicats", a déclaré l'un de leurs chefs de file, Laurent Baumel.

(Emile Picy, édité par Yves Clarisse)

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  • Garasixt le mercredi 25 mai 2016 à 18:42

    Tout le chaos autour de la loi travail est orchestré par la droite qui soutient Sarko pour ne pas passer par les primaires et faire tomber le gouvernement et le présenter en sauveur. Dans cette période difficile, la droite se fout pas mal des français, une fois de plus, et joue perso.

  • phili646 le mercredi 25 mai 2016 à 18:05

    Les députés Aubrystes aboieent mais ne mordent pas !!!! comme d'habitude !!!!