Doodle : Google ou la stratégie de l'anniversaire forcé

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Du Loch Ness aux asperges, certains des doodles du printemps 2015.
Du Loch Ness aux asperges, certains des doodles du printemps 2015.

La décision est passée presque inaperçue en France. Pas aux États-Unis, où elle a fait souffler un petit vent de polémique. Le 22 mars 2011, après dix ans de lobbying, Google parvenait à faire breveter le doodle ("griffonnage" en anglais), ce détournement graphique de son logo destiné, sous prétexte d'anniversaire ou de journée mondiale, à animer la page d'accueil du moteur de recherche. L'intitulé, curieux - "systèmes et méthodes pour inciter des utilisateurs à accéder à un site internet" -, est suivi dans le document d'une description alambiquée et du nom de l'inventeur en titre : Sergueï Brin, cofondateur avec Larry Page du géant du Net. "Absurde", jugeait alors le site d'information Business Insider. "Si vous aviez besoin d'une preuve que le système de brevetage américain est complètement hors de contrôle, la voici." "La méthode décrite dans le brevet semble n'avoir rien de particulier, poursuivait l'article. Ce n'est pas comme si Google avait inventé un moyen extraordinaire de changer tous les jours son logo." De son côté, le magazine Slate profitait à l'automne dernier d'un doodle consacré au 100e anniversaire de la naissance de Jonas Salk, créateur du premier vaccin contre la poliomyélite, pour rappeler que le biologiste n'avait, lui, jamais vu son invention reconnue. Une armée de "griffonneurs" Qu'on la juge ou non indue, cette protection laisse songer que l'enjeu, pour la firme, excède l'amour (forcément...

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