Deux nouveaux suspects recherchés après les attentats de Paris

le , mis à jour à 18:55
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DEUX NOUVEAUX SUSPECTS LIÉS AUX ATTENTATS DE PARIS RECHERCHÉS
DEUX NOUVEAUX SUSPECTS LIÉS AUX ATTENTATS DE PARIS RECHERCHÉS

BRUXELLES (Reuters) - Les polices belge et française recherchent deux hommes qui ont voyagé en septembre dernier avec Salah Abdeslam, recherché après les attentats djihadistes du 13 novembre à Paris et Saint-Denis.

La police belge précise que Salah Abdeslam, dont le frère était l'un des kamikazes de Paris, s'est rendu deux fois à Budapest en septembre avec une voiture de location.

Le 9 septembre, il a été contrôlé à la frontière austro-hongroise alors qu'il se trouvait à bord d'une Mercedes avec deux hommes qui avaient de faux papiers belges aux noms de Samir Bouzid et de Soufiane Kayal.

Les fausses cartes d'identité et des photographies des suspects, apparemment prises par des caméras de surveillance, sont diffusées sur le site www.police.be.

La fausse identité de Soufiane Kayal a été utilisée pour louer une maison dans la ville belge d'Auvelais, qui a fait l'objet d'une perquisition le 26 novembre.

L'autre carte d'identité, au nom de Samir Bouzid, a été utilisée quatre jours après les attaques de Paris pour transférer 750 euros, via une agence Western Union à Bruxelles, au bénéfice de Hasna Aït Boulahcen, tuée dans un raid de la police à Saint-Denis le 18 novembre.

Outre ces nouveaux suspects, les polices française et belge recherchent toujours activement Salah Abdeslam, considéré comme le logisticien du commando djihadiste de Paris, et Mohamed Abrini, qui, au minimum, lui a servi de chauffeur.

Le 11 novembre dernier, vers 19 heures, Salah Abdeslam a en effet été filmé par une caméra de vidéosurveillance dans une station-service de Ressons, dans l'Oise, en compagnie de Mohamed Abrini, au volant d'une Clio noire.

La voiture est ensuite revenue en France le 12 novembre, veille des attaques, avec deux autres véhicules transportant des membres du commando et roulant presque "en convoi", avait expliqué le procureur de Paris François Molins à la presse.

Les enquêteurs pensaient initialement que les deux hommes récupérés par Salah Abdeslam en Hongrie le 9 septembre pouvaient être deux kamikazes de Paris dont les corps n'ont toujours pas été identifiés. Mais l'un d'eux a donc transféré de l'argent à Hasna Aït Boulahcen quatre jours après les attaques.

Le 4 août, Salah Abdeslam avait été contrôlé à Bari, au sud de l'Italie, au moment d'embarquer dans un ferry en partance pour Patras, en Grèce, et en était revenu le lendemain, selon les autorités italiennes.

Ces éléments confortent l'hypothèse selon laquelle Salah Abdeslam, qui a loué deux voitures et un logement utilisés par des membres du commando, était le logisticien du réseau.

Des traces ADN le situent dans la Clio qui aurait amené les kamikazes au Stade de France. Les enquêteurs supposent qu'il s'est ensuite rendu dans le 18e arrondissement pour commettre un attentat dont fait mention l'Etat islamique dans son communiqué de revendication mais qui n'a pas été réalisé.

Les enquêteurs ne savent pas si le fugitif, dont la trace s'est perdue en Belgique, a renoncé à son projet ou s'il a eu un problème technique, par exemple avec sa ceinture d'explosifs.

(Philip Blenkinsop, avec Gérard Bon, Guy Kerivel pour le service français, édité par Yves Clarisse)

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