Désaccord patronal au début des négociations Unedic

le
1

PARIS (Reuters) - L'Union professionnelle artisanale (UPA), en conflit avec le Medef et la CGPME sur la représentativité patronale, a claqué lundi la porte des négociations sur l'assurance-chômage à peine dix minutes après le début de la première séance.

L'UPA dénonce un accord entre le Medef et la CGPME, qui prévoit de mesurer la représentativité des organisations patronales sur la base, à 80%, des effectifs de salariés et, à 20%, du nombre d'entreprises adhérentes.

Ce panachage, repris dans le projet de loi sur la réforme du travail dévoilé la semaine dernière, passe outre une décision du Conseil constitutionnel, qui avait donné un avis favorable à une représentativité mesurée par le seul nombre d'entreprises.

"L'artisanat représente 98% des entreprises et méritait autre chose que ce qui a été proposé", a expliqué à la presse le vice-président et négociateur de l'UPA, Patrick Liébus.

"Le gouvernement fait des petites affaires avec le Medef et la CGPME. C'est insupportable", a-t-il ajouté. Il est impossible pour l'UPA d'être "autour de la table avec le Medef et la CGPME, qui nous considèrent comme moins que rien au niveau patronal. Pour nous il n'y a qu'une solution, c'est quitter la salle."

L'UPA ne reviendra à la table des négociations sur les règles d'indemnisation du chômage que lorsqu'une solution aura été apportée à la question de la représentativité patronale, a averti Patrick Liébus.

Il s'est dit certain que le coup d'éclat de l'UPA ferait réagir rapidement le gouvernement et les deux autres organisations patronales.

"Il y a une question de respect. Le patronat ce n'est pas une organisation, c'est trois organisations", a-t-il conclu. "Et c'est quand même les petits qui, dans un futur proche, pourront créer des emplois dans ce pays."

(Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • jfvl le lundi 22 fév 2016 à 16:37

    Les laissés pour compte de la France des oubliés : artisans, commerçants, agriculteurs etc. et l'on s'étonne de la montée du "poujadisme" FN