Des centaines de policiers manifestent à Viry-Châtillon

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DES POLICIERS MANIFESTENT À VIRY-CHÂTILLON
DES POLICIERS MANIFESTENT À VIRY-CHÂTILLON

VIRY-CHATILLON, Essonne (Reuters) - Un mois jour pour jour après l'attaque au cocktail Molotov qui a grièvement blessé deux policiers à Viry-Châtillon (Essonne), quelques centaines de fonctionnaires se sont rassemblés mardi soir sur les lieux pour montrer que leur colère était intacte.

D'autres rassemblements étaient prévus au même moment en province, notamment à Bordeaux, avant de nouvelles manifestations mercredi et jeudi.

En dépit de l'annonce d'une enveloppe de 250 millions d'euros par le gouvernement, les policiers engagés dans la contestation hors de tout cadre syndical estiment ne pas avoir été entendus et revendiquent une "mobilisation historique".

Ils se sont réunis dans la soirée devant la mairie de Viry-Châtillon "dans le silence et la dignité" en réaffirmant leur refus de toute "tentative de récupération et de division", selon le mot d'ordre des organisateurs.

Fidèles à leurs manifestations nocturnes, les policiers en colère sont arrivés devant la mairie, pour certains avec des cibles placardées dans le dos ou la bouche bâillonnée, signalant leur devoir de réserve qui leur est imposé.

Si les syndicats de police reçus récemment par François Hollande se sont montrés satisfaits du plan du gouvernement, les policiers frondeurs estiment n'avoir été qu'en partie, voire pas du tout, entendus.

Ils réclament notamment plus de moyens, des conditions de travail plus dignes, une extension de la légitime défense et moins de pression de la part de la hiérarchie.

Dénonçant les puissants syndicats de police, ils ont créé une association chargée de porter leurs revendications. Ils ont également désigné pour porte-parole une femme gardien de la paix dans les Yvelines.

Elle remplace l'une des voix de la contestation policière, l'ancien du service d'élite du Raid Robert Paturel qui s'est retiré après avoir été accusé - à tort selon lui - d'être proche du Front national.

Des initiateurs du mouvement se sont vus reprocher d'avoir choisi des lieux de ralliement chers à l'extrême droite, comme la statue de Jeanne d'Arc à Paris. Mais certains militaient auparavant dans des syndicats classés à gauche.

(Jacky Naegelen et Gérard Bon, édité par Simon Carraud)

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  • M415325 il y a un mois

    Bravo les forces de l ordre faites votre devoir débarrassez nous de cette gangrène '... Les copains du sud de Hollande et sarko

  • 445566ZM il y a un mois

    Les forces de l'ordre ont besoin d'une volonté politique. Où est-elle ?

  • SuRaCtA il y a un mois

    Totale solidarité avec notre Police national ! On est avec vous ne sachez pas !