Des architectes veulent bâtir sur les toits de Paris

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EN IMAGES - Une agence parisienne a le projet de construire dans le ciel de la capitale, au dessus d’un foncier déjà existant. Elle revendique un prix à 40% en deçà des prix du marché.

Des «maisons démocratiques». C’est le qualificatif que l’architecte Stéphane Malka a choisi pour ses maisons d’altitude, qui n’auront rien au dessus d’elles. Ces unités d’habitations écologiques se font en surélévation d’un foncier au sol déjà existant. Elles ne nécessitent donc l’acquisition d’aucun droit au sol ou de parcelle de terrain... Le coût d’une habitation neuve défierait toute concurrence (à Paris, évidemment): l’agence revendique un prix en acquisition à 40% en dessous des prix du marché!

Comment? «L’obtention des droits à construire s’est effectuée en échange d’une rénovation des parties communes de la copropriété. C’est pour cela que nous pourrons proposer ce prix, clef en main et construit sans nuisances en ateliers», explique Stéphane Malka au Figaro. Les difficultés ne sont en effet ni d’ordre techniques ni d’ordre financières, dans la mesure où il s’agit de maisons en kit préfabriquées, qui n’ont «plus qu’à» être assemblées à des structures métalliques et au mur pignon.

Aucune construction n’a débuté pour le moment

Où se situent les difficultés alors? Du côté de la rue de Lobau, à la mairie de Paris, susceptible de demander des modifications du projet en matière d’urbanisme. L’agence d’architecture revendique quatre projets en région parisienne, dont un à Boulogne, pour lequel le permis de construire a été délivré. «La mairie de Boulogne a été très longue à nous donner l’autorisation. Nous devons désormais attendre les deux mois d’affichage nécessaires avant de commencer les travaux», précise l’architecte sans toutefois dévoiler l’adresse exacte du lieu où se déroulera le chantier.

Concernant les autres projets, aucun permis de construire n’a encore été obtenu. «Nous voulons ériger ce projet du Quai de Valmy, dans le Xe arrondissement de Paris (cf photos), en exemple, afin de montrer ce qu’il est possible de faire sur les toits de Paris. C’est un projet d’avenir et il est donc intéressant qu’il soit confronté à l’œil du public», conclut Stéphane Malka. Il est vrai que le projet vaut le coup d’œil, même si en effet, aucune construction n’a encore été réalisée.

Les toits de Paris apparaissent très souvent dans le débat public. Et les projets ne manquent pour les transformer. Il y a un peu plus d’un an, la maire du IXe arrondissement Delphine Bürkli écrivait une lettre à la ministre Fleur Pellerin afin de lui expliquer ses projets pour les toits de Paris, qu’elle souhaite voir inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. «De tout temps, le 7ème étage de Paris a intéressé des artistes, fascinés par ces toits faits de zinc et d’ardoise, et par leur panel de couleurs», avait-elle notamment confié au Figaro.

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