Des appartements neufs moins chers... à condition de les finir soi-même

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Un promoteur toulousain lance la commercialisation de logements vendus jusqu’à 30 % moins chers que des biens comparables. Reste à placer les cloisons, à peindre et à carreler. Présentation du concept.

Une économie sur l’achat d’un logement neuf pouvant atteindre 30 %? Forcément, la proposition attire l’attention. Lancée à l’été 2013 par un entrepreneur toulousain, l’idée commence à prendre forme. Sachant qu’à Toulouse il faut débourser près de 3500 euros du mètre carrés pour se loger dans du neuf, Didier Amouyal table avec sa société Up Appart sur des tarifs démarrant à près de 2800 euros. Un logement de 70 m² pourrait ainsi être accessible à 203.000 euros TTC, avec le parking inclus.

Mais pour décrocher une telle ristourne, il va falloir payer de sa personne et ne pas lésiner sur l’huile de coude. Ce promoteur d’un genre nouveau lance, en effet la commercialisation de 105 logements, de 1 à 5 pièces, proposés en 4 niveaux de finitions (de la version nue au logement tout équipé). Et pour obtenir le meilleur prix, il faudra se contenter d’un logement brut de béton, sans cloisons ni revêtement de sol ou de mur. «Pour les amateurs de loft industriel, l’endroit peut-être habitable tel quel», précise Didier Amouyal. Une formule déjà proposée par des constructeurs de maisons individuelles mai rarement disponible pour des appartements.

Domotique et balcon ou terrasse

Chaque logement bénéficie d’un îlot technique central pour recevoir cuisine et salle de bain. Ensuite, libre à chacun d’ajouter les cloisons souhaitées, le parquet, carrelage etc. «Pour l’instant, les clients intéressés semblent avoir compris qu’il ne s’agit de logements au rabais ou d’une approche low cost», précise l’entrepreneur. Il est vrai que tous les logements auront droit à une double exposition avec terrasse ou balcon sans oublier un système domotique permettant de piloter chauffages, ouvertures, éclairages et alarmes.

«Pour l’instant 70% des demandes d’information concernent le niveau de finition basique, explique Didier Amouyal, mais les personnes ne se rendent pas toujours compte de l’implication que cela représente.» Histoire de ne pas laisser les non-bricoleurs livrés à eux-mêmes, le projet prévoit l’installation en pied d’immeuble pendant au moins deux ans d’une boutique de bricolage. Au programme: ateliers de formation à différentes techniques et prix préférentiels avec des partenaires tels que Chausson Matériaux.

«Avec ce projet, j’ai voulu créer une troisième voie aux côtés du logement social et de l’accession à la propriété classique devenue hors de portée pour un nombre grandissant de ménage», explique l’entrepreneur. Pour les candidats à la propriété peinant à financer leur projet, ces économies sont précieuses: ils peuvent financer leur travaux par un autre prêt et les étaler dans le temps. Alors que la phase de commercialisation démarre tout juste, l’entrepreneur espère finaliser cette phase en juin 2016 pour une livraison en 2017.

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  • alphalog le mercredi 14 oct 2015 à 11:51

    ça ne paraît pas idiot, sur le papier au moins

  • sbedier le mercredi 14 oct 2015 à 09:36

    très bonne idée