Départementales - Bouches-du-Rhône : la fin de l'ère Guérini ?

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Jean-Noël Guérini se battra jusqu'au bout, a-t-il assuré dimanche soir.
Jean-Noël Guérini se battra jusqu'au bout, a-t-il assuré dimanche soir.

Jean-Noël Guérini s'est longtemps fait attendre par ses militants près du Vieux-Port dimanche soir. Près d'une heure de retard pour le président sortant du conseil général des Bouches-du-Rhône. "Je m'excuse, j'étais pris au téléphone par les candidats de la Force du 13." Et ce n'était pas vraiment pour savourer. Plutôt pour faire et refaire des comptes électoraux qui, manifestement, n'y seront pas, même si lui devrait conserver son canton marseillais sans difficulté majeure.

Plus encore qu'ailleurs en France, sa majorité de gauche disloquée par les divisions dans le contexte particulier d'affaires judiciaires et de querelles intestines violentes n'a pas fait le poids face au Front national et à l'UMP. Présent au second tour dans les 29 cantons du département, le FN n'est certes pas en mesure d'empocher la mise finale. Que ce soit dans leurs duels face à la droite, aux communistes ou à la Force du 13, parti fondé en novembre par Jean-Noël Guérini après sa belle victoire aux sénatoriales, les frontistes n'auront que peu de réserves de voix. Leur avance devrait toutefois leur permettre d'emporter une demi-douzaine de cantons, notamment dans les quartiers nord de Marseille face à la gauche. Pour l'UMP et son alliée l'UDI, en revanche, la donne est plus claire. Présente au second tour dans 18 des 29 cantons, y compris dans deux triangulaires qui lui paraissent favorables, la formation de Nicolas Sarkozy a les moyens de s'offrir une majorité...

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