Départementales 2015 : le suicide de la gauche

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La stratégie du PS pour limiter la casse : en appeler au peuple de gauche contre le risque d'un raz-de-marée FN.
La stratégie du PS pour limiter la casse : en appeler au peuple de gauche contre le risque d'un raz-de-marée FN.

Mardi soir, François Hollande avait réuni neuf présidents de conseils généraux lors de ses traditionnels apéros. Le président était inquiet de l'énorme division de la gauche à l'abordage des départementales. Sur les 2 074 cantons, l'alliance du PS et du PC n'a été possible que dans une cinquantaine de circonscriptions (donc entre 200 et 300 cantons si l'on tient compte de l'effet de réciprocité). Avec les écologistes, l'union n'a été possible qu'environ deux fois sur dix. Or, le mode de scrutin place la barre de la qualification à 12,5 % des inscrits. Il suffit que la participation soit faible, que la mobilisation de l'électorat de gauche ne soit pas au rendez-vous pour que les candidats du Parti socialiste soient massivement éliminés dès le premier tour, laissant place à un duel FN-UMP à l'avantage de ce dernier. "Nous estimons que le PS peut être éliminé dans 500, voire 700 cantons," analyse le député PS Christophe Borgel, responsable des fédérations au sein du PS.Stratégie anti-FNPour le FN, cette élection se jouera essentiellement au premier tour. Marine Le Pen espère bien réaffirmer la place du Front comme premier parti de France, consolidant le score des européennes. C'est la raison pour laquelle elle présente des candidats des 92 % des cantons. Elle peut entrevoir 1 000 duels au second tour, le plus souvent face à l'UMP. Ses adversaires estiment qu'elle peut en remporter entre 100 et 150.François Hollande en a conscience...

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