Départementales 2015 : de l'"étrange défaite" du Front national

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En 2008, le parti faisait 4,8 %, et presque 10 points de plus en 2011. Dimanche soir, il a raflé 25 % des voix et, surtout, il a réussi son implantation locale.
En 2008, le parti faisait 4,8 %, et presque 10 points de plus en 2011. Dimanche soir, il a raflé 25 % des voix et, surtout, il a réussi son implantation locale.

La mode, paraît-il, est à la lucidité et au franc-parler. Il faut savoir, nous prie-t-on depuis quelques mois, appeler un chat un chat. Certes, mais pourquoi donc cette injonction ne s'applique-t-elle pas pour les résultats électoraux ? Depuis dimanche soir, les commentaires sur les résultats du FN surprennent, quand ils n'interrogent pas sur l'objectivité des "observateurs" de la vie politique. Par idéologie ou autoconviction, beaucoup ont relativisé le score du parti frontiste : "Pas de vague bleu marine", "L'UMP a contenu la montée du FN". Dans le Parisien, le politologue Dominique Reynié parle d'une "rupture dans la progression irrésistible du FN". On pourrait donc pousser un "ouf" de soulagement, parce que le FN n'est pas "le premier parti de France", ce concept fumeux et vide de sens. Il est vrai que Marine Le Pen a elle-même encouragé ces réactions en clamant partout, forte de ces sondages, que sa formation politique arriverait en tête au premier tour. À force de le marteler et de susciter l'espoir chez ses partisans et l'inquiétude chez ses opposants, elle a proportionnellement déçu et soulagé. Reste que les résultats du FN ne sont pas seulement bons, ils sont historiques. C'est l'éclatante évidence du résultat de dimanche au premier tour d'une élection qui n'a jamais été favorable au parti frontiste. Les "dénégationnistes" argueront que la dynamique est moindre depuis les élections européennes, oubliant...

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