Démission de Christiane Taubira : la victoire de Manuel Valls

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Le Premier ministre Manuel Valls et son ancien garde des Sceaux Christiane Taubira ne cachaient pas leurs désaccords.
Le Premier ministre Manuel Valls et son ancien garde des Sceaux Christiane Taubira ne cachaient pas leurs désaccords.

Après Arnaud Montebourg, Manuel Valls a eu la peau d'un autre ministre qui représentait l'aile gauche du Parti socialiste, et dont les convictions sont incompatibles avec les siennes : Christiane Taubira. Cette dernière a démissionné, comme son collègue du Redressement productif, après une ultime provocation à l'égard du gouvernement. Si son ancien collègue n'avait pas eu le choix, pouvait-elle faire autrement après avoir été désavouée à ce point par le président sur la constitutionnalisation de la déchéance de nationalité, et recadrée publiquement par le Premier ministre ?

« Elle savait ce qu'il y avait dans le texte. Mais elle ne pouvait plus tenir. Et puis elle n'était pas certaine d'être reconduite après le remaniement. Elle a orchestré son départ », assure un proche de Manuel Valls. Qu'elle ait pris ou non connaissance du texte avant de le critiquer publiquement, elle ne pouvait, en tant que garde des Sceaux, porter une réforme en désaccord total avec ses convictions et ses principes.

Cette fois, elle est donc partie. En 2013, elle était restée jusqu'au bout pour défendre sa réforme pénale, malgré les croche-pieds du Premier ministre. Cette « guerre des Roses » ne date en effet pas d'hier entre Valls et Taubira. Les deux caractères forts du PS s'étaient étripés sur le contenu du texte proposé par la garde des Sceaux....

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