Délinquance : les "couvre-feux" sont-ils efficaces ?

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Des enfants passent devant un mur avec des inscriptions, le 31 janvier 2006 à La Courneuve.
Des enfants passent devant un mur avec des inscriptions, le 31 janvier 2006 à La Courneuve.

L'été, c'est la saison des arrêtés. Anti-mendicité agressive, anti-prostitution, anti-bivouac, anti-linge aux fenêtres, anti-drapeaux étrangers, anti-torse nu... Les maires usent et abusent de ces actes administratifs pour éradiquer ce qu'ils considèrent comme des entraves au bien-être de leur municipalité, et se faire un peu de publicité électorale. Cette saison, ceux qui interdisent aux mineurs non accompagnés de circuler sont particulièrement à la mode. La mesure a été prise par Robert Ménard (apparenté FN) à Béziers (Hérault), mais aussi par Manuel Aeschlimann (UMP) à Asnières (Hauts-de-Seine), par François Durovray (UMP) à Montgeron (Essonne), par Bernard Aubril (UMP) à Lisieux (Calvados), par Dominique Pionat à Cézac (Gironde) ainsi que par Philippe Lemaître (UDI) dans la commune normande de Villedieu-les-Poêles. Ces dernières années, Nice, Orléans, ou Cannes avaient pris de pareilles dispositions. Parfois prisé par des maires sans étiquette, et plus rarement de gauche, le couvre-feu fait plutôt partie de l'arsenal municipal du maire de droite pour lutter contre la délinquance. Mais cette mesure, partie intégrante de la doctrine de la "guerre contre-insurrectionnelle", qui fut généralisée par la Wehrmacht dans les territoires occupés ou appliquée lors de la bataille d'Alger, est-elle vraiment utile dans la paisible France ? Un coup de com inutile Aux États-Unis, la mesure était populaire dans les années 1990,...

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  • M940878 le mardi 12 aout 2014 à 21:43

    oui si on tire à vue