Déchéance de nationalité : un vote ricrac, un débat peu reluisant

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La déchéance de nationalité a été adoptée de justesse mardi soir à l'Assemblée. Manuel Valls risque d'avoir du mal à trouver une majorité pour voter l'entière réforme constitutionnelle.
La déchéance de nationalité a été adoptée de justesse mardi soir à l'Assemblée. Manuel Valls risque d'avoir du mal à trouver une majorité pour voter l'entière réforme constitutionnelle.

On a regardé mardi soir les débats autour de l'inscription de la déchéance de nationalité dans la Constitution, comme on regarde la énième saison d'une série qui n'a plus beaucoup d'intérêt. La réforme constitutionnelle est un double échec. Pour François Hollande, d'abord, qui, loin de réunir son camp, l'a fracturé encore un peu plus. À sa gauche, les mots ne sont pas assez durs contre le texte : « Le spectacle d'une démocratie qui ne croit plus en sa force » (Noël Mamère) ; « Au mieux purement symbolique, au pire totalement contre-productif » (Cécile Duflot) ; « Symbole d'une République du repli, de la peur et du rejet, d'une République qui s'abaisse plutôt que de grandir » (André Chassaigne).

À droite, les débats n'ont pas été plus productifs. De nombreux parlementaires Les Républicains (LR), 32 exactement, ont fait fi des consignes de vote de Nicolas Sarkozy et se sont opposés à l'inscription de la déchéance de nationalité dans la loi fondamentale. « Débattre des heures, des jours, des semaines d'un texte inutile, c'est donner une nouvelle preuve de la déconnexion des politiques », a lancé dans l'hémicycle Nathalie Kosciusko-Morizet. Une position partagée par des poids lourds de l'opposition comme Bernard Debré, Thierry Mariani ou encore Thierry Solère.

Un coût politique sous-estimé ?

Le coût politique de l'opération pour François...

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