Déchéance de nationalité : le cas Taubira

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La garde des Sceaux a clamé son hostilité à la déchéance de nationalité pour les binationaux, y compris nés français, alors que c'est elle qui est censée défendre la réforme devant le Parlement.
La garde des Sceaux a clamé son hostilité à la déchéance de nationalité pour les binationaux, y compris nés français, alors que c'est elle qui est censée défendre la réforme devant le Parlement.

Valérie Pécresse, présidente Les Républicains de l'Ile-de-France, a estimé dimanche que la voix discordante au sein du gouvernement de Christiane Taubira était le « symbole d'un pays où tout fout le camp ». Elle a appelé à sa démission tandis qu'Henri Guaino rappelle que c'est au président de la République et au chef du gouvernement de prendre leurs responsabilités.

Un problème d'autorité

« Je suis partisane de la philosophie de Jean-Pierre Chevènement, un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne. Je me la suis appliquée à moi-même », a souligné Mme Pécresse, ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro. Une déclaration qui, puisque Valérie Pécresse n'a pas démissionné du gouvernement auquel elle a appartenu, signifie qu'elle a dû plus d'une fois « fermer sa gueule »...

Selon l'ancienne ministre de l'Enseignement supérieur puis du Budget, c'est une question de discipline et d'autorité. « Je ne comprends pas cette cacophonie gouvernementale, d'autant plus qu'elle finit par être le symbole d'un pays où tout fout le camp », a-t-elle fustigé. « Comment aller dire à un lycéen qu'il faut respecter le professeur et avoir en même temps une ministre de la Justice qui ne respecte pas l'autorité de son Premier ministre ? » Selon elle, « avoir des convictions différentes, c'est possible ; ce qui est impossible, c'est de les...

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