Déchéance de nationalité : beaucoup de bruit pour rien !

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La presse s'offusque que de nombreux déutés aient séché le débat parlementaire. (Photo d'illustration)
La presse s'offusque que de nombreux déutés aient séché le débat parlementaire. (Photo d'illustration)

Après des semaines de débats, d'hésitations, de manoeuvres, la mesure symbolique permettant la déchéance de nationalité pour les personnes condamnées pour terrorisme a été adoptée par l'Assemblée. Un accouchement plus que difficile, qui présage mal de son adoption finale par les élus réunis en Congrès. Un psychodrame très loin de l'union sacrée affichée le 16 novembre au lendemains des attentats les plus sanglants qu'aient connu le pays et sur lequel les éditorialistes reviennent une fois de plus cruellement ce matin.

Dans L'Opinion, Nicolas Beytout est sévère pour des parlementaires qui semblent surtout voter avec leurs pieds cette révision constitutionnelle en boudant l'hémicycle : "De l'épais bourbier dans lequel s'est enfoncée la réforme de la déchéance de la nationalité émerge une certitude : que l'on soit pour ou contre cette modification de la Constitution, tout le monde convient qu'il s'agit avant tout d'un acte symbolique, en aucun cas d'une arme de dissuasion massive contre le terrorisme. Et chacun de souligner l'importance du symbole en politique. Comment, dès lors, interpréter l'absence des trois quarts des députés pour débattre à l'Assemblée nationale de cette fameuse réforme constitutionnelle ? Comment admettre ces 441 sièges vides, ces images d'un hémicycle clairsemé pour discuter "du" sujet qui agite la classe politique depuis trois mois ? La lassitude de beaucoup, peut-être. La résistance...

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