De la crise d'adolescence au terrorisme

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La jeune fille de 16 ans arrêtée lundi animait un groupe sur la messagerie cryptée Telegram. Comme elle, Adel Kermiche avait utilisé cette messagerie pour signifier son passage à l'acte.
La jeune fille de 16 ans arrêtée lundi animait un groupe sur la messagerie cryptée Telegram. Comme elle, Adel Kermiche avait utilisé cette messagerie pour signifier son passage à l'acte.

Les jeunes, des « proies faciles pour les djihadistes ». Un « nombre de mineurs, de plus en plus jeunes », se radicalisent et « inquiètent les services de renseignements depuis quelques semaines », tout particulièrement depuis l'attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray le 26 juillet. Lundi, c'est une jeune fille de 16 ans qui a été arrêtée. Sur Telegram, elle se disait prête à commettre un attentat en France. La tendance « n'est pas nouvelle » mais « tend à s'accroître », selon des sources policières et du renseignement.

« T'inquiète pas. Tout va bien, fais dodo. Je t'aime », le dernier texto envoyé à sa mère par Abdel Malik Petitjean, un des deux auteurs de l'attentat dans l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray transpire encore l'enfance, tout comme le visage du garçon abattu par la police. La famille d'Adel Kermiche, son complice, avait signalisé sa radicalisation, inquiète de la pente suivie par le jeune tout juste majeur.

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