David Cameron, l'aristocrate de fer

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David Cameron, ici avec son épouse Samantha, s'achemine vers une victoire-surprise aux législatives l'autorisant à poursuivre sa politique d'austérité.
David Cameron, ici avec son épouse Samantha, s'achemine vers une victoire-surprise aux législatives l'autorisant à poursuivre sa politique d'austérité.

S'il est doué d'une quelconque reconnaissance, le Premier ministre conservateur et leader du Parti conservateur, David Cameron, devrait chaleureusement remercier son prédécesseur tory, John Major, aux affaires entre 1990 et 1997. En rappelant publiquement le 21 avril qu'il avait remporté le scrutin de 1992 contre le favori Neil Kinnock, en "cognant" sur son adversaire, le placide John Major a "réveillé" une campagne terne et lissée. Au cours des deux dernières semaines, le chef du gouvernement sortant s'est ressaisi. Il a adopté un ton plus combatif et mis en avant trois thèmes porteurs : la reprise économique, l'épouvantail d'une alliance entre le Labour et les indépendantistes écossais du SNP et la personnalité contestée de son challenger, Ed Miliband. À la surprise générale, le leader de la droite l'a emporté haut la main.

Le bleu pâle de ses yeux, l'acuité fureteuse du regard, la voix posée au registre étendu, le charme d'une rhétorique impeccable... David Cameron, âgé de 48 ans, les a mis au service du Parti conservateur à l'issue de sa nomination, en 2006, à la tête d'une droite K.-O. après trois défaites d'affilée. Quoique sans passé politique - il n'est entré à la Chambre des communes qu'en 2001 -, le député de Witney, près d'Oxford, est un débatteur retors, prompt à la réplique qui déstabilise l'adversaire.

Né "avec une cuiller d'argent dans la bouche"

Mais le plaideur béni par son passé de communicant, convaincant et...

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