David Cameron et la malédiction des référendums

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Dans un bureau de vote d'Islington, à Londres.   
Dans un bureau de vote d'Islington, à Londres.   

Le prochain chef du gouvernement britannique est déjà averti : il faut se méfier des référendums comme de la peste. Surtout dans un pays peu accoutumé à ce type de consultation. Ça n'était hier que la troisième fois que les sujets de sa majesté étaient appelés à se prononcer de la sorte. La première fut une formalité puisque c'est à une majorité de 64 % que les Britanniques approuvèrent, en 1975, l'adhésion de leur pays à ce qui s'appelait alors le Marché commun.

Les deux suivantes ont été le fait de David Cameron et il n'a pas eu la main très heureuse. À chaque fois, le calcul a été le même : pour tenter de résoudre un problème majeur, il s'en est remis à ce qu'il croyait être le bon sens populaire. En Écosse tout d'abord. Harcelé par les indépendantistes du Scottish National Party (SNP), il avait décidé de soumettre la question aux intéressés.

De quoi le Royaume-Uni sera-t-il le nom ?

En apparence, ça a marché ; ce fut en réalité un double échec. En septembre 2014, l'indépendance de la nation écossaise a effectivement été rejetée par 55 % des votants. Mais loin de les faire taire à jamais, comme l'espérait Cameron, leur score inattendu a stimulé les indépendantistes. Et au lendemain de la victoire du Brexit se profile un nouveau référendum écossais. Pro européen, le SNP, qui dirige le gouvernement autonome à Édimbourg, va organiser, à une échéance qui n'est pas encore...

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