Dashcam, ces caméras embarquées que l'on s'arrache

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En France, les ventes de caméra embarquée sont passées de 28.000 à 370.000 unités en trois ans. Utile en cas de litige, l'aspect divertissant du produit attire aussi beaucoup.

Une météorite, le crash d'un avion de la compagnie TransAsia à Taïwan, ces vidéos ont fait le tour du monde. Avant de se retrouver dans les médias internationaux, ces scènes incroyables ont été filmées par une dashcam. Contraction de dashboard, tableau de bord en Français, et caméra, cet outil connait un vrai succès.

Fixé au pare-brise, le dispositif permet de filmer la route lorsque l'on conduit. La caméra enregistre l'ensemble du parcours sous forme de séquences de dix minutes. En cas de choc violent, elle sauvegarde les dix dernières minutes filmées permettant ainsi au conducteur de conserver une preuve de l'événement.

Ces sortes de boites noires de l'automobile ont fait leur apparition en Russie, permettant aux conducteurs de se protéger face à la multiplication des escroqueries organisées. Avec la vidéo, impossible pour un piéton de faire croire à un accident alors qu'il se jette volontairement sur le véhicule. En France, les ventes de ses caméras sont passées de 28.000 à 370.000 unités en l'espace de trois ans, explique l'UFC-Que-Choisir . «Nous étions à une dizaine de milliers de pièce cette année. Nous visons plusieurs millions de pièce à la fin de l'année 2015», note Coyote, entreprise qui commercialise ces systèmes.

«Les gens prennent conscience que ça peut les aider en cas d'accident ou de délit de fuite», explique l'association 40 millions d'automobilistes, qui milite pour la généralisation de ces boitiers. Mais l'objet n'attire pas que pour cela. «Bien sûr, l'argument sécuritaire compte, mais l'aspect «divertissement» attire aussi, ajoute un responsable de Coyote. Cela surfe sur une tendance: se filmer en permanence et le partager ensuite sur les réseaux sociaux. Même si seul un film sur mille est extraordinaire, c'est un argument».

L'idée semble d'ailleurs se généraliser auprès des compagnies d'assurance. Le site amaguiz.com vient de signer un partenariat avec l'entreprise Coyote, tout comme Allianz. «Dans le cadre d'un sinistre, cette vidéo est acceptée comme un élément fiable pour les clients d'Allianz équipés du boîtier Coyote S», explique le groupe d'assurance. «À la fin de l'année, toutes les compagnies d'assurance s'y seront mises, assure-t-on du côté de Coyote. C'est une tendance structurelle de l'équipement automobile».

Ces dashcam«se vendent principalement sur internet», ajoute 40 millions d'automobilistes. Il faut débourser de 30 euros, pour les premiers prix, jusqu'à 300 euros pour s'équiper. Une différence de tarifs qui s'explique par les options supplémentaires pour les produits les plus hauts de gamme, comme la géolocalisation.

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