"Dans cette affaire de GPA, c'est le désir des adultes qui prime"

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Une mère porteuse enceinte de deux mois à Anand en Inde. 
Une mère porteuse enceinte de deux mois à Anand en Inde. 

La Cour de cassation se penche vendredi sur des pourvois déposés par des pères français concernant deux enfants nés par GPA en Russie : la cour d'appel de Rennes avait refusé l'inscription à l'état civil pour le premier le 15 avril 2014, mais l'avait acceptée pour le second le 16 décembre. Entre-temps, en juin 2014, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a estimé que la France ne pouvait porter atteinte à « l'identité » des bébés nés de mères porteuses à l'étranger en refusant de les reconnaître. La Cour de cassation pourrait donc opérer un revirement sur cette question. Selon le psychiatre et psychanalyste Pierre Lévy-Soussan, une telle décision serait catastrophique. Interview.

Le Point : La Cour européenne des droits de l?homme a condamné la France au nom de « l?intérêt supérieur de l?enfant ». Qu'en pensez-vous ?

Pierre Lévy-Soussan : Mais qu?est-ce que c?est, l?intérêt supérieur de l?enfant, vous pouvez me le dire ? Un concept vide, qui n?a jamais été défini. Chaque fois qu?on ne sait plus dire le droit, on invoque cette notion magique, comme le regrettait d?ailleurs le doyen Carbonnier, pour justifier toutes les pratiques. Et depuis qu?on parle d?intérêt supérieur des enfants, ils n?ont peut-être jamais été aussi maltraités? C?est un joker, un leurre compassionnel qui ne sert souvent, en vérité, qu?à...

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