Cybercriminalité : "Le système peut tomber comme un jeu de cartes"

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Nous allons respirer un oxygène numérique sans nous en rendre compte, assure le général Watin-Augouard. 
Nous allons respirer un oxygène numérique sans nous en rendre compte, assure le général Watin-Augouard. 

Le général Watin-Augouard, à la tête du CREOGN, intervient ce jeudi 28 avril 2016 à Lyon lors du forum Technology against crime (TAC), devant les huiles du monde de la sécurité. Ancien inspecteur général des armées, fondateur du Forum international de la cybersécurité, il explique au Point.fr ce que sera le monde de demain. Et les prochaines missions du cybergendarme. Entretien.

Le Point.fr : Pour mieux lutter contre la cybermenace et déterminer une politique publique, encore faut-il savoir de quoi on parle. Or il est très difficile de quantifier la délinquance sur Internet...

Marc Watin-Augouard : De nombreuses attaques sont découvertes plusieurs semaines après qu'elles ont eu lieu, parfois entre 280 et 400 jours plus tard. Quand on est cambriolé, on le sait tout de suite. Ce n'est pas forcément le cas quand on est attaqué, d'autant plus qu'on n'est pas forcément la cible finale de l'attaque. Mon smartphone, ou mon ordinateur, peut très bien être transformé en zombie et être utilisé avec des milliers d'autres pour réaliser une attaque par saturation. Je ne le saurai même pas ! Mon ordinateur sera pris en esclave, juste parce qu'un jour, j'ai ouvert une pièce jointe dans laquelle il y avait une cochonnerie que je n'ai pas détectée. On ne sait pas soi-même qu'on est la victime, c'est pourtant bien un délit....

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