Cuba : la levée de l'embargo n'est pas pour demain

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Des Cubains célèbrent l'annonce de la libération des espions qui étaient détenus aux États-Unis.
Des Cubains célèbrent l'annonce de la libération des espions qui étaient détenus aux États-Unis.

"Todos somos americanos" (Nous sommes tous Américains). Barack Obama peut savourer la fin de plus de cinquante ans de guerre froide entre les États-Unis et Cuba. Le président remplit une vieille promesse de politique étrangère : normaliser les relations avec l'ennemi d'hier. Il était temps. S'il a étouffé économiquement l'île qui baigne à 150 kilomètres des côtes américaines, l'embargo n'a jamais atteint son objectif : faire plier le régime cubain mis en place après la révolution de 1959. Au contraire. Avec Fidel hier, et Raul aujourd'hui, la dynastie Castro est l'une des plus résistantes de la planète. Ce n'est pas la timide ouverture de l'île ces derniers mois, avec l'autorisation des petits commerces privés ou encore l'assouplissement des voyages des Cubains à l'étranger, qui a modifié la donne. Mais, à 83 ans, Raul Castro n'avait plus beaucoup d'options économiques pour sortir Cuba de son isolement. Fidèle alliée hier, la Russie a retiré son soutien depuis la chute du mur de Berlin. Quant au Venezuela, qui avait pris le relais, il est empêtré dans sa propre crise politique et économique depuis la mort d'Hugo Chavez. Le ravalement tapageur du centre historique et touristique de La Havane ne dupe personne : les Cubains continuent de survivre tant bien que mal. Leur quotidien reste "una lucha". Une trahison à la démocratieRaul Castro le sait. "Le principal n'est pas réglé. Le blocus économique, financier, qui produit de...

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