Criminalité au Mexique : "Nous sommes habitués à ça maintenant"

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Un groupe d'étudiants manifeste devant le siège du Parti révolutionnaire institutionnel, à Oaxaca, au Mexique, le 17 novembre 2014.
Un groupe d'étudiants manifeste devant le siège du Parti révolutionnaire institutionnel, à Oaxaca, au Mexique, le 17 novembre 2014.

Il vit à Cuernavaca, "une petite ville", selon lui, où vivent environ un million et demi d'habitants. Sebastian Salazar Torres est citoyen et étudiant à l'Universidad Iberoamericana et même si sa ville est située à presque 45 minutes au sud de Mexico City, il est touché par les manifestations de ces dernières semaines. "Il y en a eu dans les universités de mon État. Même si je n'y suis pas allé, je soutiens les manifestants." En revanche, il semble plus sceptique quant à la suite à donner à ce mouvement populaire : "Les gens demandent la démission du président, mais ils ne savent pas ce que cela signifie. Si le président démissionne, cela causerait encore plus de troubles, et notamment économiques. [...] D'autre part, on a vu certaines manifestations pacifiques tourner à l'affrontement, observe-t-il. Si cela continue dans ce sens, il est clair que je me désolidariserai de ce mouvement."

Par ces paroles, on comprend bien la sensibilité des Mexicains à la violence quasi endémique dans leur pays. Lors de l'interview par Skype qu'il a accordée au Point.fr, Sebastian Salazar Torres fait souvent référence à l'histoire du pays et aux faits divers récents qui ont affecté la société mexicaine : 1968, "massacre d'étudiants", 2012, "manifestations contre les médias", etc. Une violence qui se répète de génération en génération et qui le force à conclure l'entretien par : "Nous sommes habitués à cela maintenant." Glaçant.

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