Crash de l'A320 : le difficile travail d'identification des corps

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Des gendarmes arpentent le site du crash de l'A320 de Germanwings, le 26 mars 2015.
Des gendarmes arpentent le site du crash de l'A320 de Germanwings, le 26 mars 2015.

Après le crash de l'A320 de Germanwings, les opérations continuent dans les Hautes-Alpes. Elles servent à la fois les besoins de l'enquête et la nécessaire identification des corps des victimes. Le colonel Patrick Touron est directeur adjoint de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), il dirige sur le terrain les opérations d'identification des corps. Nous l'avons joint par téléphone vendredi après-midi. Attention, certaines de ces informations peuvent choquer.

Le Point.fr : Les opérations semblent être complexes en raison de la configuration montagneuse du site et du scénario du crash, un impact à plus de 600 km/h. Est-ce exact ?

Colonel Patrick Touron : L'avion a percuté la montagne à 600 km/h, il y a donc une très forte dégradation des corps, qui sont polyfragmentés. Nous n'avons pas retrouvé un seul corps intact. La particularité de ce site est qu'il est vertical. Le terrain est marneux, avec la même structure qu'un gravillonnage : il s'écroule quand on marche dessus.

Concrètement, comment se déroulent les opérations ?

Nous avons deux équipes. La partie "ante mortem" est restée au siège de l'IRCGN, à Rosny-sous-Bois. Cette équipe prend contact avec les médecins traitants des proches ou encore leurs dentistes pour récupérer toutes les informations qu'ils peuvent. Ils contactent aussi les familles des victimes, car même une brosse à dents permet de récupérer de l'ADN, que l'on...

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