Crash de l'A320 : ce que pensent les psychiatres du geste d'Andreas Lubitz

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Des policiers montent la garde devant l'un des domiciles d'Andreas Lubitz.
Des policiers montent la garde devant l'un des domiciles d'Andreas Lubitz.

Huit minutes de descente vers la montagne, des coups à la porte du cockpit puis des hurlements, tandis que que le silence règne dans le poste de pilotage. Des derniers instants d'Andreas Lubitz il ne reste que son souffle très calme, sur l'enregistrement de la première boîte noire. On ne connaît pas encore avec précision la personnalité du jeune copilote allemand, mais son geste sidère. Comment comprendre que l'on se suicide en tuant avec soi 149 inconnus ? Certains experts avancent l'hypothèse d'un "suicide altruiste", un terme créé par Émile Durkheim, à l'aube du XXe siècle, pour décrire les cas de dépressifs profonds qui assassinent leurs proches avant de mettre fin à leurs jours.

"Cela me semble assez peu correspondre à ce cas-ci, où les passagers étaient pour le copilote de parfaits inconnus", estime toutefois Bernard Granger, professeur de psychiatrie à l'université René-Descartes et chef du service psychiatrie à l'hôpital Tarnier. "Le suicide altruiste peut survenir dans des cas de dépression profonde, de type mélancolique, explique Vincent Caillard, psychiatre au CHU de Caen et auteur de Suicide et comportements suicidaires chez l'adulte (Masson). Les personnes qui en souffrent peuvent avoir des idées délirantes de catastrophes futures et être affectées d'une sorte d'anesthésie affective : les liens d'affection et de préservation avec les proches se transforment alors en la volonté de leur épargner un avenir...

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