Coup de pouce aux petites retraites agricoles

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Trois décrets de revalorisation de ces pensions aujourd'hui inférieures de 40 % à la moyenne nationale ont été publiés ce samedi. Ces mesures sont rétroactives au 1er février 2014.

La revalorisation des petites retraites agricoles était un engagement de campagne du candidat François Hollande lors des présidentielles de 2012. Aujourd'hui inférieures de 40 % à la moyenne nationale, cette disparité va s'estomper après la publication ce samedi matin de trois décrets d'application de la Loi sur la réforme des retraites du 20 janvier 2014.

Ces décrets apportent quatre modifications substantielles. Tout d'abord et cela faisait longtemps que les agriculteurs le demandaient, la retraite minimale des exploitants ne pourra plus être inférieure à 75 % du Smic. Actuellement les plus petites retraites agricoles dépassent péniblement les 50 % du Smic. Cette revalorisation se fera progressivement d'ici 2017.

Par ailleurs des points gratuits seront attribués aux conjoints collaborateurs et aux aides familiaux, dans leur très grande majorité des femmes. «Cela peut représenter jusqu'à 30 euros en plus par personne et par mois et concerne plus de 500.000 personnes», détaillent dans un communiqué commun la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, et son collègue à l'Agriculture, Stéphane Le Foll.

Accès élargi à la pension minimale

Troisième changement de taille, il y aura bien la réversion de la RCO (retraite complémentaire obligatoire) au conjoint en cas de décès, que celui-ci soit ou non agriculteur. Enfin les exploitants agricoles auront un accès élargi à la pension minimale de retraite. Les agriculteurs tout comme leur conjoint n'auront plus l'obligation de cotiser pendant une durée minimale de 17,5 ans pour bénéficier d'une pension minimale. Ce délai est supprimé.

Côté syndical, les réactions sont enthousiastes. «C'est conforme à ce que l'on attendait, même s'il faudra patienter jusqu'à 2017 pour que la mesure de revalorisation soit pleinement effective, explique au Figaro, Xavier Beulin, le président de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles). Ces mesures qui entrent en vigueur rétroactivement au 1er février 2014 seront financées par les régimes sociaux agricoles. «Seuls les actifs agricoles vont supporter cette charge supplémentaire et non la solidarité nationale», tient à préciser Xavier Beulin.

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  • M4358281 le lundi 19 mai 2014 à 10:36

    ils ont eu les bourses maxi pour les gosses autrefois même avec 400Ha..!

  • sidelcr le lundi 19 mai 2014 à 09:30

    Ils ont tout fait pour cotiser le minimum ,ils ont eu tous les avantages possibles ;vers chez moi ils sont tous proprios de plusieurs maisons louées , ils partent en vendant leurs fermes sans que cela soit pris en compte ou en les cédant à leurs enfants , & c'est encore à nous de les aider ensuite . Chapeau ! c'est valable de pleurer en permanence .

  • M1961G le dimanche 18 mai 2014 à 17:03

    quand on fait un cadeau électoral à l'un , on reprend à l'autre . en réalité , dans le privé on paye cher de cotisation et on recule notre retraite pour aider les autres . c'est de l'injustice . heureusement , le système français est généreux : arrêt de travail , chômage qui comptent pour la retraite . dans le privé , combien de français seront encore au travail à 60 ans!!!!!

  • nanard83 le dimanche 18 mai 2014 à 16:39

    Exact , combien de temps a cotisé un agriculteur qui cesse normalement de travaziller, et à quel taux ???Moi, commencé comme ouvrier , j'ai cotisé au max pendant 43 ans 1/2

  • brun3686 le samedi 17 mai 2014 à 15:27

    comme souvent je suis partagé entre le bon coté de la nouvelle, la solidarité nationale qui joue en faveur des ex travailleurs, et le moins bon, on peut percevoir des prestations sans lien avec les cotisations