Corée : Washington avance ses pions

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Test, en 2013, d?un missile américain dans le cadre de la conception du bouclier antimissile visant à protéger la Corée du Sud.  
Test, en 2013, d?un missile américain dans le cadre de la conception du bouclier antimissile visant à protéger la Corée du Sud.  

Les États-Unis et la Corée du Sud ont annoncé, récemment, être parvenus à un accord sur la mise en place en 2017 du THAAD (terminal high-altitude area defense), conçu pour intercepter et détruire des missiles balistiques, alors qu'ils sont encore à l'extérieur de l'atmosphère ou bien qu'ils viennent d'y entrer durant leur dernière phase de vol. Toutefois, le choix de Seongju, comme site d'accueil à 300 kilomètres au sud-est de Séoul, suscite d'ores et déjà d'importantes manifestations locales. Et ce ne sont pas là les seules réactions susceptibles d'inquiéter le gouvernement sud-coréen et d'altérer le subtil équilibre diplomatique maintenu jusque-là par Séoul entre ses indispensables, mais inconciliables, partenaires américains et chinois.

Provocations nord-coréennes

Bien qu'il ait été précisé que le projet ne viserait que des attaques potentielles venues de Corée du Nord « et ne sera pas dirigé contre un pays tiers », la présence d'un tel dispositif si proche de leurs frontières irrite autant la Chine que la Russie, qui y voient une atteinte directe à leurs intérêts de sécurité et au concept de « stabilité stratégique globale » qu'ils entendent défendre.

Moscou, qui n'a de cesse de dénoncer le renforcement de l'OTAN en Baltique et la mise en place d'un système de défense antimissile en Europe ne peut accepter la perspective d'une redéfinition de l'architecture régionale de...

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