Comment vit-on dans une prison surpeuplée ?

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Le grand quartier de la maison d'arrêt de Nîmes. Photo prise le lundi 17 octobre 2016, à travers la vitre du couloir central.
Le grand quartier de la maison d'arrêt de Nîmes. Photo prise le lundi 17 octobre 2016, à travers la vitre du couloir central.

« C'est peut-être une des rues les plus sinistres de Nîmes. À gauche, le cimetière. À droite la prison », remarque un cadre de l'administration pénitentiaire. Le chemin qui y mène, sous la pluie du mois d'octobre, est, certes, peu engageant : un mur d'enceinte de 6,50 m de haut, surplombé par du concertina, ce barbelé enroulé en bobine, comme on en voit dans tous les lieux où il ne faut pas essayer de pénétrer. Et encore moins tenter d'en sortir. Autour de la cour de promenade, un grand filet a été dressé. Il sert à empêcher les projections d'objets illicites envoyés depuis la route. Le stade de la prison, lui, n'est pas protégé. « On n'a pas le budget nécessaire »,  résume sobrement un gradé.

La maison d'arrêt de Nîmes, dans le Gard, a une capacité théorique de 192 places. Des lits superposés ont été installés dans toutes les cellules de manière à obtenir une capacité dite « opérationnelle » de 352 personnes. Quarante à quatre-vingts matelas sont en permanence disposés sur le sol des cellules. Nîmes fait partie des maisons d'arrêt les plus surpeuplées de France et la promiscuité fait des ravages. Le nombre de surveillants, lui, n'évolue pas. « C'est toujours un surveillant par étage, quel que soit le nombre de détenus par cellule », explique le chef de détention de l'établissement. Conditions de vie des détenus, conditions de travail des surveillants, hygiène, santé, récidive? Le système,...

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