Comment profiter du capital de son assurance-vie ?

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L'assurance-vie est une épargne qui prévoit le versement du capital à la fin du contrat ou au moment du décès. Le bénéficiaire peut être le souscripteur du contrat ou une tierce personne. Le contrat peut être un fonds en euros, au capital garanti, ou un fonds en unités de compte (UC), dont le capital varie en fonction de la bourse.

L'assurance vie vous permet des retraits réguliers si nécessaire
L'assurance vie vous permet des retraits réguliers si nécessaire

Le capital d'une assurance-vie reste-t-il disponible ?

Vous pouvez à tout moment clôturer votre contrat ou faire des retraits, bien qu'il soit fiscalement plus intéressant de ne pas toucher au capital pendant 8 ans. En effet, tant que vous ne touchez pas à votre contrat, vous ne payez pas d'impôt sur les intérêts.

Si vous effectuez un retrait, vous avez le choix entre ajouter les gains perçus à votre revenu imposable ou opter pour le prélèvement forfaitaire libératoire.

Ce taux forfaitaire est de :

  • - 35% jusqu'aux 4 ans du contrat ;
  • - 15% jusqu'à ses 8 ans ;
  • - 7,5% après 8 ans.


Il est donc très avantageux d'attendre au moins 8 ans avant d'effectuer des retraits sur son assurance-vie.

Les différents moyens de profiter de son capital

Le contrat d'assurance-vie a trois objectifs différents :

  • - se constituer une épargne et en bénéficier au moment de la clôture du contrat ;
  • - compléter ses revenus ;
  • - transmettre à ses proches en cas de décès.


Si vous souhaitez compléter vos revenus, trois solutions s'offrent à vous :
  • 1. Vous pouvez effectuer des rachats, c'est-à-dire des retraits, dans les conditions fiscales mentionnées plus haut. Lors d'un rachat, seuls les intérêts sont imposés, et si vous retirez moins de 4 600 € par an et par personne, vous ne payez que les prélèvements sociaux.
  • 2. Vous pouvez choisir de demander une avance, c'est-à-dire un prêt. L'avance est non-imposable, mais est soumise à des intérêts dont le taux dépend du marché.
  • 3. Vous pouvez également transformer votre capital en rente viagère, qui vous sera versée jusqu'à votre décès. Elle est soumise à l'impôt et aux prélèvements sociaux. Elle peut être versée à votre conjoint après votre décès, mais dans ce cas son montant sera plus faible.

Trucs et astuces

Optez pour des versements libres. Vous ne paierez aucune pénalité si vous n'êtes pas en mesure de verser de l'argent.

Trop souvent, le bénéficiaire, en cas de décès, n'est pas assez bien désigné et/ou n'a pas connaissance du contrat pour lequel il est bénéficiaire. Chaque année, 170 000 contrats ne sont pas réclamés. Veillez à bien informer l'organisme et le bénéficiaire.

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