Comment le Bangladesh a longtemps nié le terrorisme

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C?est la première fois, depuis plusieurs années, que des djihadistes mènent une opération commando au c?ur de la capitale.
C?est la première fois, depuis plusieurs années, que des djihadistes mènent une opération commando au c?ur de la capitale.

Son père Sheikh Mujibur Rahman, premier leader du Bangladesh en 1971, a été assassiné par les militaires, avec presque toute sa famille. Elle-même, Sheikh Hasina, 68 ans, actuelle Premier ministre, à la tête de la Ligue Awani, un parti laïque de centre gauche, a failli périr dans un attentat commis par les islamistes. Cette femme à poigne, qui aurait souhaité que son pays, peuplé à 90 % de musulmans, abandonne l'islam comme religion d'État, a pourtant longtemps nié l'existence de groupes djihadistes (l'organisation État islamique et Al-Qaïda dans le sous-continent indien).

Les raisons ? Le Bangladesh surpeuplé, avec 170 millions d'habitants sur un territoire quatre fois plus petit que la France, dénué de ressources naturelles, craignait d'effaroucher les industriels étrangers, alléchés par les très bas salaires. Pas moins de 5 000 entreprises textiles génèrent plus de 35 milliards de dollars par an, faisant de l'ancien Pakistan oriental le deuxième exportateur mondial de vêtements, derrière la Chine. Ces sociétés procurent du travail à 3,5 millions de Bangladais, principalement des femmes.

Trancher la gorge, hacher le corps

Mais depuis quelques mois, il devenait de plus en plus difficile de fermer les yeux devant la multiplication des attaques, principalement à l'arme blanche, contre les minorités religieuses, les hindous, les chrétiens, mais aussi les...

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