Comment l'État va mieux gérer son immobilier

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VIDÉO - Vendre ses immeubles bien situés, en louer d’autres à de meilleurs tarifs… L’État a à sa disposition diverses solutions pour mieux gérer son parc immobilier comme le veut Christian Eckert, secrétaire d’État au Budget.

L’État qui cherche désespérément à générer de nouvelles rentrées financières va chercher à mieux valoriser son parc immobilier. C’est, en gros, ce qu’a dit ce matin aux Échos le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert. Pour y parvenir, les pouvoirs publics ont plusieurs solutions. D’abord accélérer la vente de bâtiments publics.

Ainsi, le ministère de La Défense, qui va déménager à Balard dans le XVe arrondissement de Paris en 2015, doit vendre plusieurs des bâtiments qu’il occupait au sein de l’îlot Saint-Germain dans le VIIe arrondissement. Autre exemple, le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) va céder les deux hôtels particuliers qu’il possède dans le XVIe arrondissement de Paris pour racheter un immeuble moins coûteux dans un autre quartier de la capitale.

L’État a intérêt à accélérer dans ce domaine car, avec la baisse des prix dans l’immobilier depuis deux ans, la valeur des biens mis sur le marché recule. Ainsi, en 2013, les cessions immobilières réalisées par l’État ne lui ont rapporté que 391 millions d’euros sur les 530 millions attendus. Outre le recul du marché immobilier, les pouvoirs publics doivent clarifier leurs choix: la priorité est-elle de vendre très cher leurs bâtiments ou de faire du logement pas cher.

Beaucoup reste à faire

«Nous avons ce souci sur l’immeuble historique de l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) dans le VIIe arrondissement de Paris qui est vide depuis son déménagement dans le XIIIe arrondissement, affirme Jean-Louis Dumont, le député PS qui est le président du Conseil de l’immobilier de l’État. Ce bien est valorisé à 6,3 millions d’euros. Et la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui veut faire des logements à cet emplacement, en propose… 500.000 euros.»

L’État pourrait également mieux gérer ses engagements quand il est locataire. Par exemple, les locaux qui accueillaient le Musée national du sport, avenue de France dans le XIIIe arrondissement de Paris, étaient loués à des tarifs prohibitifs. La situation a été rectifiée depuis le déménagement de ce musée à Nice.

Mais beaucoup reste à faire pour améliorer la situation. Notamment à l’AP-HP (Assistance publique - Hôpitaux de Paris), un opérateur de l’État. «Aujourd’hui, c’est l’AP-HP qui gère en direct ses immeubles où il loge ses infirmières ou ses cadres. Demain, cette tâche pourrait être confiée à des organismes spécialisés dont la gestion immobilière est le métier.» Une autre façon de gérer le parc immobilier de l’État et de ses opérateurs de façon plus rationnelle.

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