Comment l'armée a fait campagne pour le cumul de Le Drian

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Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.
Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.

Octobre 2015. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, se prépare à rentrer en Bretagne. Ce retour au bercail, en cas de victoire aux élections régionales, sera synonyme de démission de son siège à l'hôtel de Brienne. Lui, le ministre de la Défense, devra respecter la promesse du candidat François Hollande : « Moi, président de la République, les ministres ne pourront pas cumuler leurs fonctions avec un mandat local. » Un crève-c?ur pour celui qu'on surnomme « le Menhir » qui travaille ses dossiers militaires depuis ses débuts en politique. Voilà comment les choses auraient dû se dérouler.

Problème : Jean-Yves Le Drian « s'est montré indispensable tout au long du quinquennat. C'est le monsieur Good News (bonnes nouvelles, NDLR) du gouvernement », selon les termes d'un de ses collaborateurs. Il est celui qui a réconcilié la gauche avec la Grande Muette, qui signe des contrats d'armements à plusieurs milliards d'euros. Mieux encore, il est le seul à être parvenu à écouler l'invendable avion français Rafale. Comment François Hollande pourrait-il s'en passer ? Dans leur livre Le Phénomène Le Drian : enquête sur le plus influent des Bretons, deux journalistes racontent comment, à l'approche du scrutin régional, les pontes de l'armée et de l'industrie de la défense ont fait campagne pour que Jean-Yves Le Drian puisse cumuler son poste de ministre et celui de président du conseil régional de...

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