Comment je suis devenu un nouvel adhérent de l'UMP

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Samedi, l'UMP organisait une réunion de bienvenue des nouveaux militants du parti.
Samedi, l'UMP organisait une réunion de bienvenue des nouveaux militants du parti.

Longtemps, j'ai été réfugié apatride. J'avais une belle carte d'identité toute blanche qu'il fallait renouveler de temps en temps. C'est ainsi que s'est construite mon identité civique, civile et politique. Ce statut me convenait très bien. J'aimais le fait d'être apatride, car cela me protégeait de toutes les croyances, les idéologies, les opinions pour lesquelles les gens ont toujours été prêts à mourir, et à tuer. Apatride, cela cadrait avec mon penchant anarchiste ou libertaire, selon mes humeurs. La dernière fois que je me suis engagé dans un mouvement, c'était celui du 22 mars, en 1968. Réfugié, cela me convenait bien aussi, car, même athée, je remerciais le ciel, tous les jours, d'avoir été accueilli par le plus beau pays du monde : la France. J'étais incapable de m'imaginer vivre ailleurs.

Le 29 mai 1968, pour mes 21 ans, j'ai été naturalisé français. J'avais acquis la même nationalité que Montaigne, mon idole littéraire et philosophique. Mais mon identité, elle, ne changea pas. Je n'ai jamais "osé" voter, ni même m'inscrire sur des listes électorales, je me sentais toujours aussi réfugié qu'apatride. Ça m'allait très bien, je ne me posais aucune question à ce sujet, je n'y pensais même pas. Je me sentais proche de tous les partis politiques, selon les situations, les circonstances, j'aurais pu voter pour celui-ci ou pour celui-là. Je trouvais admirables cette variété multicolore de convictions et la passion de ce peuple...

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