Comment Hollande a abattu Proglio

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François Hollande a obtenu la tête d'Henri Proglio, ex-patron d'EDF.
François Hollande a obtenu la tête d'Henri Proglio, ex-patron d'EDF.

Stupeur et incompréhension au ministère de la Défense : invoquant un conflit d'intérêts avec ses activités annexes pour un groupe russe, Emmanuel Macron a finalement obtenu le renoncement d'Henri Proglio à la présidence non exécutive de Thales, l'une des dernières pépites françaises de l'armement, fruit d'une alliance entre l'État et Dassault Aviation. L'assemblée générale de Thales, qui doit se tenir demain, constatera donc une vacance de la gouvernance du groupe. Une période d'instabilité s'ouvre à nouveau au sein de ce fleuron stratégique de l'industrie française déjà ébranlé par le règne chaotique de Luc Vigneron (2009-2012) et le passage éclair de Jean-Bernard Lévy, trop vite parti chez EDF afin de remplacer... Henri Proglio. Cet imbroglio témoigne des luttes sourdes au sein même de l'appareil d'État dans lesquelles interviennent des intérêts assez politiques, chacun se soupçonnant de collusions obscures.

Le ministre de l'Économie, lui, n'a pas d'état d'âme : il défend un seul patron, François Hollande, qui avait juré la perte du très sarkozyste Henri Proglio depuis la campagne présidentielle. Au passage, Macron défait le patient travail de diplomatie de Cédric Lewandowski, le puissant dircab de Jean-Yves Le Drian au ministère de la Défense, interlocuteur privilégié du groupe Dassault. Les détracteurs de Cédric Lewandowksi, statutaire chez EDF, pointent du doigt ses liens avec la franc-maçonnerie,...

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