Combien gagnent les agents immobiliers ?

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LE SALAIRE DE LA PIERRE - Commercial serviable et disponible, conseiller pugnace et connaisseur hors pair de son secteur, voici l’agent immobilier idéal. Combien gagne-t-il ? La réponse dans ce second volet d’une série d’enquêtes sur les salaires des métiers liés à l’immobilier.

Tel une Eddie Brit dans la série Desperate Housewives ou un Stéphane Plaza plus local, beaucoup imaginent encore l’agent immobilier lunettes de soleil sur le nez, passant ses journées à faire visiter de somptueuses villas pour une rémunération facile et mirobolante. Pourtant, les missions de ces professionnels sont bien plus exigeantes et polyvalentes. Habilité à exercer grâce à une carte professionnelle délivrée par la Chambre de commerce locale, l’agent immobilier est chargé de la vente ou de la location de biens immobiliers, et peut également assurer l’administration de biens.

Il existe selon Jean-François Buet, président de la Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier) et agent immobilier, «une véritable nébuleuse autour de ce métier et de sa rémunération». À la différence d’un collaborateur en agence, comment l’agent commercial ou le négociateur, l’agent immobilier ne touche pas de «salaire» puisqu’il est indépendant, mais bien une rémunération. Comment celle-ci est-elle fixée?

Des honoraires librement fixés en fonction de la concurrence

La rémunération des agents immobiliers est encadrée par la loi Hoguet qui distingue les activités de vente et de location immobilière. Lorsqu’il réalise une opération de vente, l’agent immobilier ne touche de rémunération que s‘il parvient à finaliser la transaction. Après avoir franchi toutes les étapes (évaluation, promotion, visites, négociation...), il percevra sa commission, un certain pourcentage du prix de vente.

Généralement observé entre 3 et 6% du prix de vente, ce taux est librement fixé par l’agent immobilier dans la limite du raisonnable et de la concurrence. Il doit être indiqué et détaillé de manière visible et lisible pour la clientèle, même si cette obligation peine encore à être appliquée. Si un agent immobilier vend un bien à 500.000 euros avec une commission d’agence fixée à 3,5% du prix de vente, les honoraires de l’agence s’élèveront à environ 17.500 euros (à noter que pour les biens à un faible prix, un forfait sera appliqué tandis que pour les montants très élevés, le taux sera dégressif). Sachez que la moyenne française des taux fixés par les agents immobiliers s’élève à 4,87% si l’on en croit les chiffres transmis par la Caisse de garantie de l’immobilier Fnaim.

En matière locative en revanche, les honoraires sont plafonnés entre 11 à 15 euros TTC par m2 selon le lieu de la transaction, agrémenté d’un éventuel supplément pour l’état des lieux.

Une rémunération uniquement liée aux résultats du professionnel

Selon le site Salairemoyen.com basé sur les déclarations obligatoires aux organismes sociaux, la rémunération brute annuelle d’un agent immobilier (sur 12 mois à plein-temps) s’établit à environ 32.446 euros pour un non-cadre, contre 51.415 euros pour un cadre.

Difficile en effet d’afficher une rémunération stable quand la réalité des situations est très disparate. Si un agent immobilier n’enregistre aucune vente durant le mois, sa rémunération pourra être nulle. En revanche s’il comptabilise deux ventes ou plus le mois suivant, il pourra aisément atteindre les 6000 à 20.000 euros mensuels, comme l’indique Eric Allouche, directeur exécutif du réseau Era Immobilier.

Un salaire plus stable pour les négociateurs immobiliers

De nombreux professionnels exercent dans le secteur de l’immobilier sans toutefois pouvoir prétendre à la dénomination exacte d’«agent immobilier» puisqu’ils ne possèdent pas la carte professionnelle. C’est notamment le cas des négociateurs en immobilier qui sont d’ailleurs bien plus nombreux. Ceux-ci agissent aux mêmes fins que l’agent immobilier en termes de négociations des ventes et d’achats, mais ils en sont le plus souvent collaborateurs et salariés. Dans ce cas, la convention collective de leur branche leur garantit une rémunération équivalente à treize fois le SMIC, assortie d’un retour sur les commissions perçues par l’agence qui variera en fonction du contrat de travail signé (généralement entre 25 et 45% des commissions HT perçues par l’agence). Les concernant, le rapport de branche des organismes adhérents au Syndicat national des professions de l’immobilier (SNPI) affiche un salaire brut moyen de 38.600 euros annuels pour les hommes, contre 37.500 euros annuels pour les femmes.

Vous souhaitez en savoir plus sur le salaire d’une autre profession liée à l’immobilier? Du promoteur immobilier à l’architecte en passant par le maçon et le diagnostiqueur, toutes les suggestions sont bonnes à prendre. Faites-nous connaître vos envies et propositions à l’adresse suivante: afieux@lefigaro.fr. La suggestion qui aura recueilli le plus de suffrages donnera lieu à une nouvelle enquête publiée prochainement.

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  • heimdal le mardi 19 juil 2016 à 08:38

    C'est ainsi que fonctionne le politique .

  • DonCorly le lundi 18 juil 2016 à 21:18

    Qu'est-ce que ça peut faire ? Laissons les gens travailler et profiter de la rétribution de leur labeur, et mettons nous au boulot au lieu de regarder dans l'assiette du voisin pour voir si on ne pourrait pas piquer une part de gâteau.