Colombie - Pas prêts pour la paix

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À Bogota, partisans du non célébrant leur victoire au référendum sur l'accord de paix avec les Farc.  
À Bogota, partisans du non célébrant leur victoire au référendum sur l'accord de paix avec les Farc.  

L'enthousiasme mondial qui entourait le processus de paix semblait le rendre inéluctable. Le victoire du "non" au référendum de dimanche 2 octobre démontre que les douleurs liées à la guerre sont encore très vives et que beaucoup reste à faire pour reconstruire l'unité de la société colombienne.

Une histoire complexe

Lorsque l'on parle du "conflit colombien" débuté dans les années 1960, on oublie parfois qu'il prend véritablement racine en 1948 avec l'assassinat de Jorge Elicier Gaitan, candidat libéral à l'élection présidentielle. En réponse, la droite catholique mena une vague de répression contre la gauche libérale, ce qui eut pour conséquence sa radicalisation. Le conflit, qui durera jusqu'en 1953, coûtera la vie à environ 300 000 Colombiens.

La dictature mise en place en 1953 met fin à la guerre civile mais les opposants de gauche ne déposent pas les armes. Lors du renversement de la dictature en 1957, les deux partis aux prises durant la guerre civile décident de gouverner en alternance pour restaurer la paix. De 1958 à 1978, le "front national", nom donné à cet épisode historique, n'empêche cependant pas la lutte armée, qui reprend alors en zone rurale autour de la paysannerie. En 1964, la reprise par l'armée de la zone autonome appelée "république de Marquetalia" conduit les combattants en fuite à fonder le mouvement des Farc (Forces amées révolutionnaires de Colombie). Plusieurs...

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