Cinq questions sur les profanations de cimetières en France

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En février 2015, 250 tombes avaient été profanées dans le cimetière juif de Sarre-Union, provoquant une vague d'émotion nationale.
En février 2015, 250 tombes avaient été profanées dans le cimetière juif de Sarre-Union, provoquant une vague d'émotion nationale.

Une quarantaine de tombes chrétiennes ont été profanées dans un cimetière de Labry, dans l'est de la France. "Des crucifix retournés ou brisés et une plaque funéraire dégradée" ont été retrouvés, a annoncé lundi soir le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. "Il s'agit de la cinquième profanation de cimetière dans le département depuis le début de l'année", a précisé Bernard Cazeneuve, qualifiant ces actes d'"inacceptables" et appelant à "une réponse pénale ferme". Les premières interpellations n'ont pas tardé. Le procureur de la République de Briey, Yves Le Clair, a indiqué que trois mineurs avaient été arrêtés. La veille, il avait estimé que les faits étaient "susceptibles d'être l'oeuvre de jeunes pour faire les idiots".

Cette nouvelle profanation s'inscrit dans une longue lignée... Selon une note de la direction générale de la gendarmerie nationale, et dont Le Figaro s'était fait l'écho, 184 dégradations de sépultures avaient été recensées en France en 2009, soit, à l'époque, une tous les deux jours. Mais peu se retrouvent à la une des journaux. Pour cela, il faut un contexte particulier.

Ainsi, en février 2015, quelques jours seulement après les attentats de janvier, la profanation du cimetière juif de Sarre-Union, dans le Bas-Rhin, déclenchait un émoi national. Deux cent cinquante tombes avaient été profanées par cinq mineurs, qui s'étaient photographiés faisant le salut nazi....

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