Cinq personnes déférées dans l'enquête sur un réseau djihadiste

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CINQ PERSONNES DÉFÉRÉES DANS L'ENQUÊTE SUR UN RÉSEAU DJIHADISTE
CINQ PERSONNES DÉFÉRÉES DANS L'ENQUÊTE SUR UN RÉSEAU DJIHADISTE

PARIS (Reuters) - Cinq personnes interpellées cette semaine dans l'enquête sur une filière de recrutement de femmes djihadistes dans la région lyonnaise seront présentées samedi aux juges d'instruction, a annoncé le parquet de Paris.

Ils sont déférés en vue de leur mise en examen dans le cadre d'une information judiciaire ouverte des chefs d'"association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste", "financement du terrorisme" et "port, transport, acquisition et détention d'armes et munitions de catégories A et B".

Le procureur a demandé leur placement en détention provisoire.

Selon le parquet, l'enquête a confirmé "l'existence d'une filière d'acheminement de candidats au djihad en Syrie, et notamment de jeunes filles" et la volonté, pour deux des suspects, de rejoindre leurs frères en Syrie pour y mourir "en martyr".

Huit personnes au total ont été interpellées entre mardi et jeudi, dont un jeune homme âgé de 19 ans, connu des services de police et qui "projetait de commettre des actions violentes" afin de se procurer de l'argent pour financer le djihad en Syrie, dit le parquet dans un communiqué.

Selon le parquet, une fratrie dont trois membres combattent actuellement en Syrie, où un autre est mort en juin dans un attentat suicide, sont au coeur de ce réseau.

Un des frères et une soeur, âgés de 22 et 24 ans, avaient été interpellés mardi chez eux, en compagnie d'une jeune fille de 13 ans placée ensuite sous assistance éducative.

EMBLÈME DE L'ETAT ISLAMIQUE

Leur frère de 19 ans, connu des services de police et placé sous contrôle judiciaire fin 2012 après sa mise en examen et huit mois de détention pour son appartenance à un groupe dissous, avait pris la fuite.

Il a été arrêté jeudi à Vaulx-en-Velin, près de Lyon, "après avoir opposé une résistance violente", souligne le parquet. Il était porteur d'un revolver chargé.

Quatre autres personnes avaient été interpellées lors des deux jours précédents, dont le "fournisseur d'armes" présumé du jeune homme en fuite.

Des documents, de l'argent, des téléphones portables, du matériel informatique ont été saisis aux domiciles des mis en cause ainsi que "au domicile du suspect en fuite, d'une Kalachnikov approvisionnée (...), outre des munitions de divers calibres", écrit le parquet. "Un téléviseur, allumé, diffusait l'emblème de l'Etat islamique."

Lors des interpellations, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait salué l'avancée de l'enquête sur des personnes à l'origine du "départ ces derniers mois vers la Syrie de plusieurs jeunes femmes."

Le coup de filet a été mené par la Direction Générale de la Sécurité Intérieure dans le cadre d'une enquête préliminaire diligentée mi-juillet par la section antiterroriste du parquet de Paris.

Les députés ont adopté jeudi le projet de loi sur le renforcement de la lutte contre le terrorisme.

Le nombre de Français impliqués dans les filières djihadistes en Syrie et en Irak est passé de 555 à 932 depuis le 1er janvier. Trente-six d'entre eux ont été tués, 185 combattants ont quitté le théâtre des opérations et 118 sont de retour en France. Quelque 230 personnes auraient des velléités de départ.

(Grégory Blachier, édité par Yves Clarisse)

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  • M4426670 le samedi 20 sept 2014 à 10:01

    Pas de mollesse avec ceux qui ont déclaré la guerre à l'Occident!!!!

  • M4426670 le samedi 20 sept 2014 à 10:00

    Expulsion immédiate du territoire national avec suppression de la nationalité, interdiction de retour!!!!!