Chroniques écossaises (6) : le jour le plus long

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Le taux de participation au référendum pour ou contre le maintien dans le royaume devrait être exceptionnellement élevé.
Le taux de participation au référendum pour ou contre le maintien dans le royaume devrait être exceptionnellement élevé.

C'est à croire que toute la presse mondiale s'est donné rendez-vous sur le Royal Mile. Il y a sur cette artère qui dégouline en pente douce du château d'Édimbourg jusqu'au palais de Holyrood et au Parlement presque autant de micros, caméras et calepins que de touristes asiatiques. Sans compter les activistes de tout bord.Devant la cathédrale, des indépendantistes catalans, drapés dans les couleurs de la Généralité, apportent un soutien bruyant à leurs homologues écossais, espérant sans doute un retour d'ascenseur pour le référendum de même nature que la Catalogne organise le 9 novembre. Un peu plus bas, un commando travailliste fait un ultime porte-à-porte pour rappeler leur devoir aux électeurs préalablement contactés : votez non !Osons l'oxymore : l'Écosse est saisie aujourd'hui d'une fébrilité flegmatique alimentée par le suspense et l'enjeu du scrutin. Après tout, il s'agit de la décision la plus importante depuis l'acte d'union avec la couronne d'Angleterre en 1707. "Évidemment, ça rend un peu nerveux, reconnaît un septuagénaire qui "tracte" devant la permanence de "Yes Scotland" pour le quartier de Newington and Southside. Mais on a le souci de bien se comporter parce qu'on a conscience que le monde nous regarde.""Ça reste plutôt cool"Exister aux yeux du monde, connaître la volupté du quart d'heure warholien se paie d'un minimum d'autocensure. Les indépendantistes qui annoncent la couleur au revers de leur veste...

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