Chroniques écossaises (4) : Alex Salmond au rendez-vous de l'histoire

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Alex Salmond, avec des jeunes partisans de l'indépendance écossaise.
Alex Salmond, avec des jeunes partisans de l'indépendance écossaise.

Cela fait longtemps que les Britanniques dans leur ensemble, ses adversaires surtout, ont appris à ne pas prendre pour argent comptant ses faux airs de ravi de la crèche. Sous la rondeur rassurante, le sourire avenant, le contact spontané et le goût du bon mot se cache, selon la formule du magnat de la presse Rupert Murdoch, "le politicien le plus brillant du Royaume-Uni". Dans la même veine, l'hebdomadaire conservateur Spectator lui avait décerné il y a deux ans, et sans doute à contrecoeur, le titre de personnalité politique de l'année.

Si, le 18 septembre, les électeurs répondent majoritairement oui à la question qui leur est posée, cet homme né il y a 59 ans d'une mère conservatrice et d'un père stalinien deviendra officiellement Premier ministre d'une Écosse souveraine, le 24 mars 2016. C'est lui qui a fixé la date de la proclamation d'indépendance : elle correspond à l'anniversaire de l'accession de Jacques VI d'Écosse au trône d'Angleterre en 1603...

D'ailleurs, c'est lui qui a tout fait ou presque, comme tous ceux qui ne conçoivent d'exercer le pouvoir qu'en solitaires. Lorsqu'en 1990 Alexander Elliot Anderson Salmond prend les rênes du Scottish National Party, le SNP est une formation régionaliste, plutôt conservatrice et pas au mieux de sa forme sur le plan électoral. Il ne lui faudra que quelques années pour recentrer le parti dont il avait précédemment été expulsé pour "gauchisme", avant d'être réintégré, et en faire...

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