Chroniques écossaises (2) : "Yes Scotland", l'indépendantisme attrape-tout

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Alex Salmond, Premier ministre du gouvernement régional écossais, chef historique du SNP et père du projet indépendantiste.
Alex Salmond, Premier ministre du gouvernement régional écossais, chef historique du SNP et père du projet indépendantiste.

De l'influence de l'anticyclone des Açores sur la mobilisation électorale ! Le marché de Mansfield Park, un quartier populaire de l'ouest de Glasgow, est noir de monde en ce magnifique week-end de fin de saison. Un peu en marge des stands habituels, une poignée de jeunes, tout de bleu vêtus, propose aux badauds des articles de même couleur et estampillés d'un simple "Yes" : ballons gonflables pour les enfants, badges, tee-shirts ou drapeaux écossais pour les autres.

Ici, ce sont les jeunes de Yes Scotland qui font de la retape pour inciter les électeurs à se prononcer en faveur de l'indépendance de l'Écosse, lors du référendum du 18 septembre. Quelques kilomètres plus loin, sur la principale rue piétonne de Glasgow, c'est la section antinucléaire du mouvement qui tente de convaincre les derniers indécis en leur faisant miroiter la perspective d'un pays souverain et débarrassé des armes atomiques britanniques qui y sont actuellement basées. Ailleurs encore, d'autres militants harponnent le passant pour lui expliquer que Londres a toujours méprisé les Écossais et qu'il est temps que ça cesse. Et toujours sous le soleil.

"La diversité de Yes Scotland fait sa force, estime Graeme, étudiant et sympathisant de la première heure. Je suis membre du SNP [Scottish National Party, à l'origine du référendum, NDLR], mais, à elle seule, notre formation n'aurait sans doute pas été en mesure de recueillir la majorité des suffrages."

Promesses

Premier...

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