Chine : pourquoi Pékin a voulu museler la journaliste Gao Yu

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La journaliste Gao Yu a déjà passé six ans derrière les barreaux et vient d'être condamnée à sept ans de prison.
La journaliste Gao Yu a déjà passé six ans derrière les barreaux et vient d'être condamnée à sept ans de prison.

Le régime de Pékin a trouvé la parade pour faire taire toute critique. À l'heure du nouvel "État de droit" proclamé par Xi Jinping, la justice use et abuse d'une arme implacable pour éliminer les adversaires du pouvoir : l'accusation de livraison de "secrets d'État". La cour n° 3 de Pékin vient de condamner à sept ans de prison l'une des journalistes d'investigation chinoises les plus pugnaces, couronnée par de nombreux prix internationaux. Vendredi, Gao Yu, 71 ans, a été reconnue coupable d'avoir "livré à des étrangers des secrets d'État", à l'issue d'un procès à huis clos.

Son crime ? Avoir révélé au monde un plan de bataille secret du Parti pour éradiquer l'influence "occidentale" dans l'empire du Milieu. Gao est accusée d'avoir transmis à un site hongkongais le sulfureux document "n° 9". Un rapport diffusé en interne au sommet du pouvoir à l'arrivée du président Xi, en 2013, décrétant une lutte sans merci contre sept valeurs risquant de saper la mainmise du Parti. On trouve notamment sur cette liste noire "la démocratie constitutionnelle" ou la "liberté de la presse".

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Arrestation préventive et confessions publiques

La journaliste, qui était déjà sous les verrous depuis un an, avait été contrainte à des confessions publiques à la télévision d'État, en mai dernier. Elle devrait faire appel de sa condamnation, selon ses avocats, mais ses chances d'alléger sa peine...

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